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CAMEROUN :: Urgent : Mathieu Fotso nouveau successeur de Fotso Victor ? :: CAMEROON

Camer Be - 21 hours 56 min ago

Selon une information parvenue à la rédaction de Camer.be, un nouveau front s’ouvre dans ce qui convient déjà de désigner comme la guerre de succession chez les Fotso. 

Selon toute vraissemblance, un nouveau testament remet en cause le choix de Damien Fotso au titre de successeur coutumier de Victor Fotso. La découverte du nouveau testament remonterait au 26 septembre 2020, un testatment qui aurait été déposé par le père Fotso depuis 2014 auprès d'un notaire dont le nom n'a pas été revélé.

Ledit testament prévoirait deux nouveaux administrateurs ainsi qu’un nouveau successeur. Le nouveau successeur désigné dans ce testament serait Mathieu Fenkam Fotso. 

Querelles familiales

Pour rappel, Victor Fotso (93 ans) est décédé le 19 mars 2020 à Paris en France. Le patriarche Bandjoun a laissé 122 enfants. 

Ses dernières volontés avaient été dévoilées devant notaire le 22 juin 2020. Elles désignaient quatre administrateurs à savoir : Laure Njitap Toukam Fotso, Marcel Florian Kamga Fotso, Jonathan Kuate Fotso et Pascal Damien Gappe Fotso.

Pascal Damien Gappe Fotso, 26 ans, avait été choisi par Victor Fotso pour être son « successeur » sur le plan coutumier selon le testament publié en juin 2020. 

Nous y reviendrons.

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CAMEROUN :: Pour le CODE, le Préfet Yampen Ousmanou est un ennemi de la République :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 18:30

Le 19 janvier 2021, le préfet du département des Hauts Plateaux Yampen Ousmanou a adressé une lettre à Sa Majesté Sokoudjou Jean Rameau, roi des Bamendjou le menaçant au cas où il continuerait de se montrer critique vis-à-vis du pouvoir en place.

Dans ce brûlot d'une autre époque, M. Yampen Ousmanou puisqu'il s'agit de lui, met une fois de plus en garde sa majesté Fo’o Sokoudjou sur ses « sorties intempestives » sur les médias et les réseaux sociaux.

Ce n’est pas la première fois que Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou, est dans le collimateur du Préfet du département des Hauts-plateaux, Yampen Ousmanou. 

Le 24 juillet 2020, M. Ousmanou avait adressé une mise en garde au chef traditionnel pour avoir organisé et présidé dans sa chefferie une manifestation publique non déclarée

Ces derniers mois au Cameroun, les menaces des autorités administratives envers nos détenteurs du pouvoir traditionnel se multiplient et témoignent de la volonté de  ces autorités à vouloir embrigader la liberté d'expression comme elle a l'habitude.

Nous l'avons vu récemment avec Sa majesté Biloa Effa , destitué parce que soupçonné d’être proche du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

Le chef traditionnel du village de Minta a été publiquement menacé de destitution par un Sous-Préfet pour avoir refusé de recevoir un sceau envoyé par Paul Biya dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Devons-nous continuer à nous taire face à l’assassinat de nos traditions ? Pourquoi la liberté d'expression est-elle menacée au Cameroun ?

Nous tenons à préciser que la liberté d’expression est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens dont elle juge opportun, dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de la morale, etc.  

Sa Majesté Sokoudjou Jean Rameau, Chef Supérieur des Bamendjou doit-il se taire face à la situation critique que traverse le Cameroun ?  

Mr Yampen Ousmanou aurait-il réagi de la sorte si le Fo'o avait tenu un discours laudateur en faveur de son mentor Paul Biya ?

De ce fait

Le CODE condamne fermement cette attitude de bas étage du Préfet des Hauts Plateaux contre Sa Majesté Sokoudjou Jean Rameau et s'insurge contre le silence complice des autres dépositaires de nos traditions face à cette pratique d'un autre siècle qui contribue à mettre en péril notre patrimoine traditionnel et coutumier.

Le CODE considère  par conséquent que le Préfet Yampen Ousmanou est un ennemi de la République, et que le peuple doit désormais le  traiter comme tel.

Le CODE ne tolérera jamais qu’une poignée d’individus, qui n’ont aucun amour pour la patrie et qui se font nommer dans le but d'assouvir leurs ambitions et intérêts personnels, touchent à notre patrimoine traditionnel et coutumier pour donner à un fourbe qui a ruiné notre pays, la possibilité de mourir au pouvoir .

Il arrive des moments dans l’histoire des Peuples opprimés où un  ultime sursaut met brutalement fin aux régimes qui les oppressent. 

C’est à ce sursaut que le Peuple Camerounais se prépare aujourd’hui. Quand le moment viendra, le peuple camerounais mieux averti libérera le pays du joug colonial qui se perpétue à travers des fonctionnaires loufoques, véreux et irresponsables.

Fait à Bruxelles le 21 janvier 2021

Pour la Cellule opérationnelle d'alertes 

Ms. Ophilia Bih 
Courriel: comitedecoordinationcode@yahoo.fr  
http://lecode.canalblog.com  

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CAMEROUN :: Malfrats relaxés à Bafoussam: Le Tribunal de première instance se déclare incompétent :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 15:00

Le juge requalifie les faits, transmet l’affaire au juge d’instruction et suggère la révision de la procédure. 

Nouveau rebondissement dans l’affaire des malfrats interpellés par la Police puis relaxés par le parquet de Bafoussam. Au cours de l’audience publique et contradictoire qui s’est tenue le 18 janvier 2021, le président de céans à déclaré son ressort judiciaire incompétent à juger de l’affaire.

Le Tribunal de première instance (Tpi) préalablement instruit par le procureur de la République près les tribunaux de grande instance de l’Ouest et de première instance de la Mifi, le juge a requalifié les faits. Au départ énoncés comme vol simple par le procureur, les actes commis par les présumés malfrats ont été requalifiés en vol aggravé et recel de biens. 

Les faits requalifiés par le président de cette cour l’ont décidé à transmettre le dossier au juge d’instruction. Une autorité judiciaire qui devra reconsidérer le dossier et procéder à de nouvelles auditions. De même qu’il devra lancer des mandats d’arrêt contre les sept présumés malfrats en cabale depuis leur relaxe par le parquet le 18 décembre 2020. 

La décision du juge fait suite aux plaidoiries des conseils des deux principaux plaignants et les réquisitions soulevées par la partie civile. En effet, le procureur de céans estime que suite aux sollicitations des plaignants Adolphe Ngnigayem Fokou, responsable des établissements Bell K. Auto et Simon Donfack Kengue, les présumés ont été libérés par le procureur de la République près les tribunaux de grande instance de l’Ouest et de première instance de la Mifi, sans motivation réelle. 

De ce fait, le représentant du ministère public, lors de cette audience estime que le juge d’instruction doit relancer la procédure en prenant compte des présumés relaxés.

Au terme de l’audience, les conseils des deux principaux plaignants ont indiqué leur satisfaction quant au dénouement ponctuel de l’affaire qui fait des émules dans la région de l’Ouest.

Toutefois, les conseils d’Adolphe Ngnigayem Fokou et Simon Donfack Kengue émettent le vœu «que le juge d’instruction qui sur le plan légal a de larges pouvoirs reconsidère toutes les irrégularités observées dans cette affaire.» 

Au sujet des autorités judiciaires indexées, les avocats soulignent que «s’il faille intenter des procédures, ça n’est pas à nous de le faire.» Présumés en cabale L’affaire des présumés relaxés par le parquet de Bafoussam débute le 18 décembre 2020. 

Interpellés au cours d’une enquête menée par la Brigade anti criminalité du commissariat central de Bafoussam, neuf personnes sont appréhendées dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam. Présentées au Procureur de la République près les tribunaux de grande instance de l’Ouest et de première instance de la Mifi, ils sont libérées une heure après. La traque lancée quelques temps après permet à la police locale de rattraper deux présumés sur les neufs. 

Les présumés malfrats sont accusés d’avoir dérobé des modules de véhicules, des véhicules et d’autres matériels de grande valeur. Selon les plaignants, les préjudices financiers sont estimés pour l’instant à un peu plus de 300 millions de Francs Cfa. 

Le Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de la justice et la Commission nationale anti-corruption (Conac) sont saisis du dossier par les plaignants qui évoquent des relents de pots-de-vin. Indexé par les plaignants et la police locale, le procureur de la République près les tribunaux de grande instance de l’Ouest et de première instance de la Mifi clame son innocence. 

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CAMEROUN :: Témoignage poignant de David Eboutou sur la situation sanitaire du Pr Gervais Mendo Ze :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 14:33

David Eboutou, activiste et militant des droits humains était récemment à la prison de Kondengui à Yaoundé, capitale politique du Cameroun où il a rendu visite au Pr Gervais Mendo Ze, ancien directeur général de la CRTV, écroué depuis 2014.Il n'a pas lésiné sur les moyens pour interpeller le chef de l'Etat du Cameroun. 

L'intégralité de sa lettre en dessous

EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, SOUVENEZ-VOUS DU PROFESSEUR GERVAIS MENDO ZE...

J'étais une fois de plus au chevet du Professeur Gervais Mendo Ze cet après-midi dans ce centre hospitalier qui l'abrite depuis un peu plus d'un an. J'y vais au moins une fois toutes les deux semaines rendre visite à cet homme que j'ai davantage découvert lors de cette proximité offerte par mon exil carcéral.
Cet après-midi, après avoir été à son chevet, j'en suis ressorti terriblement affecté.

L'homme plein de vie que je connais a cedé cette fois place à une sorte de gueux méconnaissable. Le Professeur Gervais Mendo ZE fait à peine 45 kilogrammes. Il ne se lève plus,ne peut non plus s'assoir de lui-même ni lever le coude pour prendre une gorgée d'eau. Il passe ses journées là,allongé sur place ,avec une voix à peine audible.

En franchissant le seuil de sa porte cet après-midi, je l'ai vu se retourner avec tellement de peine pour me lancer : " Eboutou ! Tu es là?"
À travers ma mine , il a dû comprendre que j'étais triste de voir que sa situation n'avait rien de reluisante depuis la dernière fois. Dans sa volonté de me rassurer,il va multiplier quelques questions sur mes projets littéraires, mes perspectives après ma Thèse de Doctorat et pour finir,un bref exposé sur ce qu'il en est de sa situation sanitaire aujourd'hui. 

Je commence d'ailleurs par la fin en lui disant que ma petite famille et moi lui portons chaque jour dans nos prières. Il dit Merci trois fois en faisant,et ca se voit,des efforts surréalistes . Il perd ses forces!

À partir de là,je me dis intérieurement qu'il ne faille pas que je reste longtemps car ,il se sentirait obligé de parler. Ce qui lui ferait gaspiller le peu d'énergies dont je vois bien qu'il fournit à travers un effort herculéen pour me répondre.

C'est à ce moment là qu'il se retourne brusquement et me lance comme pour me sortir de cette divagation méditative : " Eboutou ! Sais tu que j'ai un Bacc D?" 
Je lui répond évidemment par la négative tout en manifestant ma surprise. Et le voici qui se met à me raconter comment, par un concours de circonstances, il s'est retrouvé à Makak,au College sacré Cœur ,simplement parce qu'il  n'y avait pas de séries littéraires à Makak à cette époque là . Il réussira son baccalauréat avec Mention.

Alors que je me demande pourquoi essaye t-il de m'évader, il revient à la charge comme s'il avait lu mes pensées pour me dire : " Eboutou! Quand il ne nous reste plus rien,nous avons au moins notre mémoire qui nous rappelle de petits témoignages de notre trajectoire,nous donnant par là l'occasion d'en être fiers."
Après cela,il s'endort brusquement. Je l'observe. Je regarde ce corps frêle. Je me perd dans mes pensées et je revois ce témoignage de ma tante qui nous avait raconté qu'un jour,elle était allée voir le professeur alors DG de la Television Nationale pour l'aider à payer les pensions universitaires de ses deux fils. Je la revois entrain de me dire :" le Professeur avait payé la pension de tes deux cousins et m'avait remis un petit quelque chose pour le capital de mon restaurant."
Comme ce témoignage de ma tante,je ressasse dans mes pensées imaginaires toutes ces personnes que cet homme couché là,devant moi a eu dans sa vie professionnelle à aider. Ils sont  pour certains devenus aujourd'hui, de grands COMMIS de l'État. Ils ont tous oublié le professeur.
Couché là, il ouvre les yeux et je le vois faire des signes du doigt au jeune garde malade qui est avec lui. Ce dernier a compris ce que le professeur a besoin. Il lui apporte son petit crucifix. Il l'accroche sur son cou et il est comme rassuré.

J'en profite pour lui dire que je vais prendre congé de lui et là,il me lance : " Merci Eboutou! J'espère que tu me trouveras encore !" 

On lui remet son drap,il plie ses pieds et appose sa main gauche sur sa joue et se rendort. 

À ce moment là, j'entends au fond de moi cette voix qui me dit :" Il faut que le President de la République autorise l'évacuation sanitaire de cet homme sinon,ce sera l'une des dernieres fois que je l'aurais vu." Cette phrase continue de résonner en moi au moment où je rédige ces quelques mots. Je ne sais pourquoi, mais j'entends cette voix qui me l'ordonne.

En entrant chez moi il y'a quelques minutes, je n'ai eu d'autres choix que d'interpeller le côté humaniste du President de la République pour lui dire une seule phrase :
 " Monsieur le Président de la République, souvenez vous du Professeur Gervais Mendo Ze "
Je sais que vous recevrez ce témoignage dans les prochaines heures,car les services d'intelligence qui dorment sur ma page Facebook vous le feront parvenir. 

Considerez mon témoignage comme un cri de douleur et réagissez en soulageant la douleur de cet homme qui est votre frère et qui fût votre ancien collaborateur. 

Et le Christ leur dit :" Que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre..."
Je vous remercie.

David Eboutou

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CAMEROUN :: Lutte contre le désordre urbain : 295 millions pour la Communauté Urbaine de Yaoundé :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 13:00

Dans le cadre de la Task force pour la lutte contre le désordre urbain, et dans le cadre de l’exercice 2021 le ministère de l’habitat et du développement urbain vient au secours de la Communauté Urbaine de Yaoundé.

L’occasion de la grande messe du football Africain qui se déroule au Cameroun s’y prête. Il s’agit pour le ministre Célestine Courtes d’anticiper sur les problèmes de mobilité à venir et permettre à la cité-capitale du Cameroun, non seulement d’offrir une belle fête de football à l’Afrique, mais également de faire de la CAN 2022 une opportunité d’attractivité économique. Elle était en conclave avec tous les acteurs de développement urbain le jeudi 21 janvier à Yaoundé.

On se souvient, il y a 18 mois, le constat a été fait. La dégradation persistante des conditions de mobilité dans la ville de Yaoundé. Énormes pertes de temps dans des embouteillages, une insécurité ; une pollution, l’implantation anarchique des activités informelles, l’absence d’un système fiable de transport urbain. La prolifération des modes de transport artisanal (taxis, cargos, mototaxis….).

Fort de ce contexte peu reluisant et au regard des missions dévolues au Ministère de l'Habitat et du Développement Urbain, d’une part, et des compétences reconnues à la Communauté Urbaine de Yaoundé, d’autre part, Célestine Ketcha Courtès a présidé le 14 août 2019 une réunion de haut-niveau. Prenaient part à cette réunion, les acteurs importants de la lutte contre de le désordre urbain, dans le but d’apporter les solutions idoines à cette situation qui préoccupe le Chef du gouvernement.

Aussi, En application de la politique de décentralisation du Chef de l’Etat, S.E. Paul BIYA, Le Minhdu et les acteurs directes Parmi lesquels le Maire de Ville de Yaoundé et les maires d'arrondissement ont convenu de la mise sur pied d’une Taskforce. Avec pour but, dresser localement de manière concertée les problèmes identifiés. Sous la supervision du Préfet du Département du Mfoundi.

Dix huit mois après la mise en place d'une Talsk force pour l'amélioration de la mobilité urbaine dans la ville de yaounde, il fallait se concerter à nouveau pour évaluer l’évolution du programme. Ainsi, Pour faire suite aux besoins de financement exprimés par la taskforce pour l’exécution de son plan d’actions, le Minhdu a instruit le transfert de ressources budgétaires d’environ 295 millions FCFA à la CUY au titre de l’exercice 2021.

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CAMEROUN :: Le carton rouge du journaliste Cyrille Kemmegne au ministre Paul Atanga Nji :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 12:21

Quand on prétend être un ministre de la République, on ne peine pas à assumer sa réelle identité.
Quand on revendique de façon ostentatoire la posture de membre du gouvernement (fût-il d'une République bananière comme le Cameroun) , on ne devrait pas, à ce point, être en panne de personnalité.

Paul Atanga Nji, pour votre gouverne, sachez qu'il n'y a aucune honte à s'inscrire à l'école de la civilisation. 
D'autant plus qu'en analysant vos faits et gestes, vous êtes en pleine dépression et ne rêvez que de faire sensation.

Tel un loup dans une bergerie, Paul Atanga Nji (appelons-le exceptionnellement ainsi) vient encore de brandir une menace aux chefs traditionnels de l'Ouest. Cet homme sans foi ni loi, ce monsieur sans étoffe ni consistance leur a parlé avec la même arrogance. 
Fidèle à ses sautes d'humeur pathologiques et son caractère acariâtre digne d'un chat échaudé qui craint l'eau froide, <<Joseph Vest>> s'est adressé à nos gardiens du temple sans la moindre élégance. 

Rien de tel ne saurait surprendre de cet analphabète de la pire espèce qui s'exprime toujours à la sauvette.
Tout fait de ce moins que rien un ministre au ras des pâquerettes.

En guise de mise en demeure adressé à nos gardiens des traditions, il a eu l'outrecuidance et la condescendance de leur faire écoper un carton jaune.
Le faisant, on a vu cet homme surpris par son poste forcer un rire jaune.

Voilà une espèce de ministre au rabais qui, quand bien même il n'y aurait pas de quoi fouetter un chat, fait un caca nerveux. 
De quelle preuve pourrions-nous encore avoir besoin pour y voir un monstre au visage d'homme, obligé chaque fois de se moucher parce qu'il se sent morveux.

Que Paul Biya, le roi fainéant qui a confié à Paul Atanga Nji ce poste << prestigieux >>, se souvienne que bon sang ne saurait mentir.
Tôt ou tard, forcément, de leurs multiples forfaitures, ils finiront  par pâtir. 

Faisant mine de s'adresser à tous les chefs traditionnels de l'Ouest, alors que sa cible principale n'était autre que Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou, un vrai chef incorruptible et inaliénable, l'inutile Paul Atanga Nji a fait montre d'imbécilité.
À l'occasion, il n'a débité que d'étonnantes obscénités.

Si et seulement si cet inculte des temps modernes pouvait s'imaginer qu'en se moquant comme il le fait des chefs traditionnels et du peuple qui aspire au changement, le ministre de pacotille qu'il est devient ennuyeux comme la pluie.
Qu'il n'oublie pas que de ce peuple avide d'un Cameroun nouveau et de ces chefs traditionnels, il pourrait un jour ou l'autre se servir comme d'un parapluie. 

Il ne fait plus de doute que nombre de ministres du Cameroun font partie la pire race des cancres.
Ils ne savent pas qu'on ne se gausse pas  du peuple parce qu'on protège ses strapontins sur lesquels on s'accroche pour manger comme un chancre.

Voilà un ministre néant obligé de soutenir un roi fainéant. Il promet la bastonnade publique aux chefs traditionnels en jurant comme un charretier. 
Dans le même temps, il tient des propos grossiers et prend les allures d'un indigne pattier.

Comment peut-il être vêtu du costume de ministre de l'Administration Territoriale et envoyer les chefs traditionnels paître?
Par la voix du chef traditionnel le plus proverbial du Cameroun, les gardiens de nos traditions l'envoient aussi se faire foutre.

Que cet homme ne perde pas de vue que son casier judiciaire est à des années-lumière d'être  vierge et qu'il est temps pour lui de cesser de jouer à être un père pudeur.
Pour mériter ce rôle, il faut soi-même être une incarnation de la candeur.

Il exige de nos chefs traditionnels aveugle obéissance.
Il le fait d'ailleurs sans aucune bienséance.

Tous les chefs dits traditionnels qui peuplent l'Assemblée Nationale, le Sénat et le gouvernement peuvent faire de la politique parce qu'ils vous cirent les pompes, vous lèchent les bottes et vous caressent dans le sens tu poil.
Pour vous, ils ne sont pas les chefs traditionnels de tout poil.

Comme ils mangent à votre râtelier, ils ne sont pas dignes de vos critiques. 
Mais Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou qui n'est pas votre affidé apparaît comme votre bête noire et vous voulez faire taire ses critiques.

Pour vous, tous les chefs traditionnels du Cameroun qui ne sont pas de votre bord politique doivent en être réduits à s'occuper de l'agriculture. Continuez à déshabiller Paul pour habiller Jean.
Continuez de rester dans le néant et de soutenir votre roi fainéant. Vous vous servez pour cela, le plus maladroitement du monde, de toutes les herbes de la Saint-Jean.

Souvenez-vous qu'à cause de votre esprit belliqueux, le NOSO est aujourd'hui tombé en quenouilles.
Si nous en sommes au pourrissement dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, c'est bien parce qu'il y a bientôt cinq ans, vous en avez fait votre fonds de commerce politique et êtes devenu ministre en vendant du vent à votre roi fainéant. La guerre y perdure cependant. Tout y va de mal en pis et vous n'aurez plus qu'à réaliser sur le tard que vous êtes une fripouille. 

Vous avez encore la tête dans les nuages.
Bientôt arrive le temps où vous serez en cage.

Le peuple est fatigué d'essuyer vos multiples offenses. 
Quand le temps de votre impitoyable potence arrivera, vous  vous souviendrez qu'il vient toujours un jour où le chien a besoin de sa queue. Et là, il n'y aura pour vous aucune défense. 

Tombez vite de votre ignoble piédestal.
Sinon, votre chute forcé ne pourra qu'être fatal.

Votre cas est déjà pendable.
D'aucune façon, vous ne serez ni excusable ni défendable. 

Paul Atanga Nji n'a aucun soupçon d'honnêteté. 
Tout en lui respire et transpire la malhonnêteté.

Vous avez encore un peu de temps pour vous passer pour un héros. 
Et comme la vérité finit toujours par triompher et qu'on est toujours rattraper par ses frasques, vous vous rendrez bientôt à l'évidence que vous n'êtes en chiffre qu'un zéro. 

Vous parlez sans la moindre retenue comme quelqu'un qui doit être un adepte de l'éjaculation précoce. 
Vous vous foutez le doigt dans l'œil en croyant menacer comme un lion féroce. 

Cessez d'être un aliéné. Question. Un aliéné c'est quoi? Réponse. C'est quelqu'un qui veut faire voir la lune et les étoiles en plein midi.
Sauf que le Roi Jean Rameau Sokoudjou sait que vous prenez toutes les dispositions pour qu'à votre porte, vous voyiez toujours midi.

Tel qui rit vendredi  dimanche pleurera. Vous pouvez continuer à fantasmer et à  agir avec terreur.
Le peuple s'en moque comme de sa première chemise et sait que vous porterez d'ici à là les stigmates et les séquelles de votre rancœur. 

Un conseil pour terminer. Que Paul Atanga Nji augmente son champ de culture pour s'arrêter de faire preuve de platitude.
Qu'il s'abreuve à la source intellectuelle d'Albert Camus qui disait: << Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude>>.

CYRILLE KEMMEGNE 
JOURNALISTE, ÉCRIVAIN ET PHILOSOPHE 
PRÉSIDENT DU PETIT PARTI DES ÉCRIVAINS CAMEROUNAIS

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CAMEROUN :: Meurtre d’un moto-taximan : Le marché Mokolo porte le deuil :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 11:35

Un lieu de recueillement aménagé là où un policier a abattu le jeune chauffeur dans des conditions demeurées troubles.

L’atmosphère est lourde au marché Mokolo ce jeudi, 21 janvier, un peu plus de 24h après qu’un fonctionnaire de police a tué par balle, au lieu-dit « Ancienne gare routière », le nommé Jean Zoa Alima, chauffeur de moto-taxi. L’accès au commissariat du 2e arrondissement, où est en service le présumé meurtrier, reste fermé bien que ses collègues policiers aient soigneusement quadrillé les alentours de l’unité de police. Les véhicules ne sont pas autorisés à circuler entre les lieux-dits « Niki-Mokolo » et « Feux-Mokolo ».

Des éléments de la police y font des va-etvient. A l’intérieur du marché, les commerçants ont repris leurs activités, mais le drame survenu la veille alimente encore les commentaires. Sur leurs lieux de stationnement habituels, à partir de l’aile gauche du supermarché Niki, des motos-taxis sont présents, à l'affût des clients. A l’ancienne gare routière, un regroupement de personnes perturbe la circulation. 

La présence d’un policier pour régler la circulation n’y change rien. Dans une rigole, à l’entrée de ladite gare, se trouve une photo du défunt, accrochée sur un piquet en bambou de Chine. Autour de celle-ci, des cartons sont visibles, sur lesquels : « Zao, tes collègues te pleurent ; que justice soit rendue ; nous voulons la justice ». Un chapeau complète le décor. Il appartiendrait au défunt, selon Cyrille N., cousin de la victime. Sur la chaussée, des traces de sang sont encore visibles. Les visages sont crispés. Et dans cette ambiance de tristesse, les commentaires vont bon train. Toutes les personnes présentes ou qui passent rendent à la victime un ultime hommage. L’espace a été transformé en lieu de recueillement. 

Résidant au quartier Oyomabang, non loin du lieu-dit « Carrefour Tsimi », du nom de l’ex-délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, Jean Zoa Alima qui était jusque-là l’aîné d'une fratrie de trois, dont deux garçons et une fille, laisse toute sa famille dans la peine. L’un de ses cadets, joint au téléphone, était en route pour le village « Louma", dans l’arrondissement d’Okola, département de la Lekié, dont ils sont originaires. Accompagné de leur mère, veuve depuis quelques années déjà, ils s’y rendent pour caser les effets du disparu, déménagés quelques heures plus tôt par leurs soins. Néanmoins, le cadet de la famille Zoa promet de revenir vers le reporter de Mutations pour plus d’informations. 

Accrochage

Jean Zoa Alima est décédé dans la soirée de mardi dernier, après avoir reçu une balle à la tête, tirée par un officier qui ne serait autre que le chef du poste de police situé au lieudit « Ancienne gare routière ». Selon plusieurs témoignages, « tout est parti d’une rixe verbale entre le mis en cause et une vendeuse de nourriture dans l’enceinte de cette gare routière. Alors que ce dernier s’apprêtait à regagner son domicile, il aperçoit la dame qui s’apprêtait également à quitter les lieux. Comme à son habitude, il va demander à cette dernière de libérer les lieux sur un ton autoritaire. Ce qui n’a pas plu à la dame qui lui a opposé une fin de non-recevoir. Des échanges verbaux ont suivi. Une troisième personne débarque. C’est un chauffeur de moto-taxi qui a ses habitudes chez la commerçante.

En voulant s’interposer entre les deux personnes décidées à en découdre, l’officier de police s’en est pris au chauffeur. Un acte qui a laissé place à un affrontement physique entre les deux hommes. Visiblement en difficulté, le fonctionnaire de police, en civil au moment du drame, s’est empressé de sortir son arme et dégainer une balle sur la tête de son vis-à-vis. Alors que le moto-taximan gît au sol, la foule présente se jette sur le porteur d’arme qui, visiblement s’apprêtait à dégainer pour une seconde fois. Son action a été stoppée par un coup de latte qui l’a laissé inconscient », raconte une commerçante, en larmes. 

Dans les heures qui ont suivi, une forte escouade de gendarmes est intervenue pour calmer la foule. L’officier de police est conduit aux urgences suivi d’une foule qui ne décolère pas. Des heures plus tard, la rumeur donne le policier pour mort. « Nous imaginons que ça a été fait pour calmer les populations en colère, car, il est vivant et son pronostic vital semble engagé », ajoute un vendeur à la sauvette. Mercredi, une cohorte de chauffeurs de motos-taxis a exprimé son courroux dans les artères du marché. Ils portaient des pancartes sur lesquelles il était inscrits des messages tels : « Policiers, tueurs ; Cameroun, non à la violence des policiers sur la population ; nous voulons la justice ».

La riposte des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre. Refoulés par les éléments du Groupement polyvalent de la gendarmerie nationale (Gpign), ces derniers ont replié au lieu-dit « Entrée cité-verte ». Ils y ont érigé des barricades et interrompu la circulation, avant d’être délogés par les forces du maintien de l’ordre. Au moment où nous mettions sous presse, aucune communication officielle n’avait encore été faite sur ce drame. 

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CAMEROUN :: Affaire CNI, Passeport: Réaction de Jean Genestar Priso suite à la conférence de presse de la DGSN :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 11:18

Je reste très préoccupé en rapport avec la conférence de presse donnée par la DGSN (Délégation générale de la sureté nationale) sur la CNI et le PASSPORT. Et nous pouvons affirmer ici que l’Identification des citoyens au CAMEROUN est programmée pour échouer. Et elle ne pourra pas réussir telle que conçue et pratiquée par l’administration actuelle.

Je vais essayer dans une approche moins complexe d’expliquer pourquoi !

Nous savons tous que pour une demande de la CNI, il faut produire un acte de naissance et que celui-ci a parfois besoin d’un acte de mariage ou d’un acte de décès pour être bien renseigné ou mis à jour. Notre système d’état civil est l’un des plus incomplets, vétustes, inorganisés, archaïques et surtout des plus douteux, c’est-à-dire peu fiables. Les différents scandales sur les âges de nos concitoyens sont constatés au quotidien et le fait que de nombreux Camerounais soient sans acte de naissance dans nos villes, campagnes et même à l’étranger est une réalité.

Lorsque la DGSN, a constaté que : « l’ancien système de production des CNI présentait de nombreuses failles, la principale étant la possibilité d’établir plusieurs cartes pour une même personne, ce qui ouvrait la porte aux personnes qui pouvaient avoir plusieurs identités pour commettre des crimes, toucher les salaires des autres ou naître de nouveau ».

Qu’a-t-elle fait ???

La DGSN nous dit : « Il a donc été urgent d’installer un nouveau système qui peut mieux protéger la nationalité camerounaise ce deuxième système vient résoudre ce principal problème, car actuellement au Cameroun, plus de trois (03) millions de personnes sont en situation de double voir triple identité. Ce qu’il faut noter est qu’en pareille circonstance seule la première identité est la véritable, mais, ceci pose un grand problème aux détenteurs de double identité qui ont déjà passé une vie avec la seconde identité, ils travaillent avec, ont des diplômes avec et de multiples autres avantages avec cette identité-là, les gens restent donc attachés à leurs nouvelles identités et refusent totalement même de parler de l’ancienne qui est reconnue par le système »

De qui se moque-t-on ?

Qui a fait installer l’ancien système ? Et qui fait installer le nouveau système ?

La DGSN a été commise pour résoudre le problème de la carte nationale d’identité sous l’impulsion du gouvernement camerounais. Alors si à ce jour, elle n’a pas pu satisfaire les demandes de CNI des citoyens camerounais, à qui incombe la faute ?

J’ai l’obligation morale et professionnelle de donner mon avis à mes compatriotes pour les raisons qui m’emmènent à être pessimiste et à ne pas croire aux bonnes intentions de nos dirigeants pour la résolution pérenne de cette problématique cruciale. Car l’avenir de notre pays en dépend.

Il est important de savoir que, tant que la NATION CAMEROUNAISE existera les Camerounais auront nécessairement besoin d’une CNI. Et que la résolution de ce problème se trouve dans la mise en place d’un système informatisé et intégré pérenne. C’est-à-dire un système qui tiendra compte de la nationalité et de l’identité.

L’Informatisation du système intégré et le choix des opérateurs sont incontournables ; l’informatisation du système :

Un établissement public administratif chargé d’assurer la supervision, le contrôle, la régulation, et l’évaluation du système national d’état civil a été créé par la loi no2011 /011 du 06 mai 2011.

Cet établissement est chargé de mettre en place un système d’état civil intégré, complet, dynamique, complet et fiable. Afin que le premier pas pour exister soit celui d’être enregistré dès la naissance dans l’état civil du Cameroun.

Cet établissement qui se nomme BUNEC (Bureau national d’état civil) http://bunec.cm/missions/ n’a jamais correctement fonctionné et les fonctionnaires sont payés à ne rien faire depuis des années.

Par patriotisme, notre entreprise en 2016 a rencontré la direction générale et les cadres de cet établissement à Yaoundé pour leur présenter et entretenir sur ce qui se fait le mieux pour la sécurisation des documents sensibles en général et ceux de l’état civil en particulier.

Notre équipe a noté une volonté réelle de ces cadres pour l’accomplissement de leur mission, mais ils nous ont fait savoir qu’aucun budget ne leur a été alloué à ce jour pour moderniser les centres d’état civil du Cameroun.

Nous constatons donc que notre système d’état civil ne sera pas informatisé demain et que la DGSN fait du dilatoire. Car elle sait très bien, plus que quiconque que sans des actes civils fiables pour chaque citoyen, tout Camerounais pourrait disposer d’autant d’actes que d’identités (Voir CNI).

Vivement et rapidement que le BUNEC soit remis en selle pour accomplir sa mission.

Le Choix de l’Opérateur.

Il y a trois opérateurs connus sous les tropiques d’Afrique francophone et qui sont des fossoyeurs de notre identité. Car ils n’ont réussi nulle part à mettre en place un système d’identification fiable dans la durée. Mais je ne citerai que deux d’entre elles qui sont concernées par notre calvaire et dont les Camerounais pourraient être en droit de leur porter plainte. Il s’agit de THALLES et de GEMALTO.

Il s’agit ici de deux entreprises privées qui à notre connaissance chacune à son tour a négocié un marché de gré à gré avec certains dirigeants du Cameroun, car à notre connaissance il n’a existé aucun cahier de charges et encore moins un appel d’offre ou appel à manifestation d’intérêt pour un projet aussi déterminant de notre pays. Peut-on imaginer le gouvernement français, américain, helvétique, chinois, japonais, russe … en train de confier la gestion de leur

identité, qui se veut souveraine à une entreprise étrangère ? C’est-à-dire à des mercenaires. Ces entreprises ont connu des déboires et de très mauvaises prestations dans d’autres pays africains pour ne citer que le cas du Gabon, avec des affaires pendantes en justice. Et c’est à elles que nous continuons de confier notre âme et faire confiance.

Pour terminer, la DGSN nous dit : « Actuellement notre pays compte 280 postes d’identification et 50 postes mobiles pour une production de 10 mille cartes par jour et bientôt nous serons à la capacité de 15 mille cartes. Pour les cartes non retirées, nous avons 245 mille cartes en souffrances dans les commissariats ».

Et nous savons que notre pays compte 10 régions pour environ 24 millions d’habitants. Comment sont repartis les 280 postes d’identification et les 50 postes mobiles, quelles sont leurs fonctions, et leurs critères de répartitions ? Surtout lorsqu’on sait qu’il y a des régions plus peuplées que d’autres ?

Les 245 milles cartes non retirées sont en souffrance dans les commissariats de quelles régions ? Surtout lorsqu’on sait que le système d’identification mis en place par GEMALTO n’a pas une couverture nationale. Car GEMALTO lui-même nous avait annoncé une seule machine qui produirait 600 cartes/ Heure.

Faisons le calcul pour 12 heures de travail par jour.

Par jour : 600 X 12 =7200 cartes

Par an : 7200 X 360= 2592000 cartes.

Donc, il faudra plus de 9 (neuf) ans pour doter les 24 millions de Camerounais de la nouvelle carte.

Admettons que la DGSN aurait acquis une seconde machine pour passer à 15 milles cartes par jour. En faisant le calcul :

Par an : 15000 X 360 = 5.400.000 cartes

Donc il faudra plus de 4(quatre) ans pour doter les 24 millions de Camerounais de la nouvelle carte. Sans compter les nouvelles demandes, car la population se renouvelle sans cesse.

Enfin la DGSN reconnait : « Qu’il y a encore quelques soucis techniques et des lenteurs dans les livraisons du matériel ce qui peut ralentir le processus de production. Il est donc déconseillé de ne sombrer dans aucune forme de récupération politique et les responsables la DGSN nous appellent à plus de vigilance et de se doter d’un sens du discernement pour ne pas se laisser entrainer dans des histoires inutiles. Par ailleurs la DGSN recommande à tous les citoyens de dénoncer les actes de corruption et d’arnaques donc ils pourront être victimes. Au sujet des passeports, l’annonce a été rassurante, le nouveau passeport plus sécurisé sortira dorénavant dans les 48 heures ».

Notre conclusion:

Les soucis de lenteur dans la délivrance des CNI et même des passeports émaneraient de la rupture de stock des intrants et souvent de la maintenance des équipements selon certaines sources.

C’est pour cette raison que nous recommandions l’IMPRIMERIE NATIONALE DU CAMEROUN pour la production des supports pré imprimés INDISPENSABLES pour la personnalisation et la délivrance des CNI et des PASSEPORTS.

Ce système sera moins couteux, avec des économies d’échelle considérable et surtout très efficace dans la fourniture et la disponibilité des cartes. Également pour la bonne maîtrise de ces corps de métiers dont notre pays aura toujours besoin.

Nous pourrons disposer ensuite des unités décentralisées d’enrôlement, de production et de personnalisation des CNI et PASSPORTS dans nos dix régions avec du matériel de pointe moins encombrant, moins onéreux avec un SAV assuré sur place par des nationaux formés à cet effet. Et c’est possible de passer à plus de 15.000 cartes/ jour dans chaque région et d’identifier plus de 80% des Camerounais en moins d’un an si tout est mis en place.

Tout système d’identification dépend de la volonté politique et s’il n’est pas pensé, conçu et réalisé par les Camerounais eux-mêmes seraient voués à l’échec. Car pour réussir une bonne identification la dimension de l’authenticité des actes, de la justice pour la nationalité (Certificat de nationalité), sociologique et culturelle pour aider aux audiences foraines afin d’attribuer une identité aux sans-papiers et surtout anthropologique pour déterminer la technique biométrique qui conviendrait le mieux avec nos aspects biologiques. L’identification est une question très sérieuse pour la vie d’une nation. Elle permet d’établir la cartographie de la population pour des besoins de tous ordres : économiques, éducatifs, sécuritaires, sanitaires …etc.

Sans un bon système d’état civil, il n’y aura pas une identification fiable. Et sans un bon système d’identification, pas de bons systèmes fiables de délivrance de passeport. Tout se tient, la DGSN a une obligation de vérité vis-à-vis des Camerounais.

Jean Priso

PDG GENESTAR GROUP S.A
Pdt EVEIL CAMEROUN C.I
Ancien Coordo.CPD(Cameroon Patriotic Diaspora)

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CAMEROUN :: Une personne assassinée par Boko Haram à ROUGOUA-TOUROU :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 11:13

Ishaya Bassa, 30 ans, a été assassiné par des terroristes de Boko Haram aux premières heures du 17 janvier 2021. «C’était un jeune de 30 ans qui assiste les membres du comité de vigilance. Il avait, cette nuit-là, passé du temps auprès d’eux et retournait chez lui en compagnie d’autres jeunes quand ils ont été attaqués. Contrairement aux autres, le frère Ishaya Bassa n’a pu s’échapper. Il a été rattrapé par ses bourreaux, puis maitrisé et égorgé», déclare Viziga Emmanuel, président du comité de vigilance de Tourou.

Plus tôt, les terroristes avaient envahi le village, sans tambours ni trompettes. Raison pour laquelle le groupe de jeunes auquel appartenait Ishaya Bassa est tombé dans l’embuscade terroriste. «Les terroristes tenaient à opérer en silence. Ils n’ont pas ouvert le feu durant toute leur opération, pour ne pas attirer l’attention des militaires du 43èmeBIM qui se trouvaient dans les parages», raconte un riverain.

Au final, les terroristes n’ont pu emporter que des choses légères telles que les habits, les ustensiles de cuisine et un peu de riz.

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SUISSE :: F. Garbely: &quot;Beaucoup de documents du Cameroun ont été détruits pendant les années de la répression&quot; :: SWITZERLAND

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 10:47

Trois questions à Franck Garbely. Journaliste, cinéaste, réalisateur du documentaire intitulé  “ L’Afrique sous contrôle– L’assassinat de Félix Moumié ” rendu public en 2005. Franck Garbely a accepté de se confier à Camer.be

Bonjour Mr Garbely. Quel est le sentiment qui vous anime quand vous voyez une jeunesse africaine et camerounaise en particulier s’intéresser à l'histoire de leur pays d'origine ?

Je suis très enthousiaste, très content et je félicite cette jeunesse. Ce que je peux également dire, c’est une très bonne chose de s’occuper de l’histoire de son pays et je pense que la mémoire d’un pays est un trésor très précieux à conserver et surtout  bien prendre soin de cela.

En tant que réalisateur du documentaire intitulé “L’Afrique sous contrôle– L’assassinat de Félix Moumié ” parmi tant d'autres, quels sont ou ont été les raisons qui vous ont poussé à porter votre choix sur Félix Roland Moumié ?

Je suis un Suisse et j’habite la Suisse. J’ai constaté qu’ici très souvent, les gens s’occupent très peu de l’histoire de l’étranger et pourtant, il y a beaucoup de choses qui se passent ici et Félix Roland Moumié en est une illustration que le monde ignorait et je voulais savoir. Pour des raisons que l’on ignore, on laisse faire. On constate qu’un agent secret Français avait assassiné un étranger sur le sol Suisse sans que cela ne daigne inquiéter qui que ce soit. Je voulais savoir ce qui s’était effectivement passé et laisser le fruit de ma découverte qui est une trace de l’histoire,  à la postérité. Je voulais aussi dire aux Camerounais qu’il y a aussi des étrangers qui ne sont pas content de ce qui s’est passé en Suisse avec l’assassinat de Félix Moumié.

Moumié selon les témoignages recueillis ici et là, était quelqu’un de très engagé, de très courageux, il se battait pour son pays. Il avait un seul but : Celui de se sacrifier pour son pays. Mais d’autre part, et ça peut être un peu gênant, il aimait bien les femmes, la bonne bouffe, il dépensait beaucoup d’argent et il avait ses petits plaisirs. Mais bon ça le rend presque un peu humain. Ce qui m’a le plus surpris, c’est qu’il n’a pas pu penser qu’on organise un coup contre lui. Aller dîner avec un journaliste qui était en fait un militaire français, et surtout de se fier, de raconter beaucoup de choses à une prostituée, c’était très, très naïf. Je ne dirais pas qu’on aurait pu éviter, mais il aurait gagné quelques années supplémentaires. 

Quelle a été la réaction du public aussi bien en Afrique qu’en Europe après la diffusion du documentaire  en 2005  et aujourd'hui?

Le film a été très bien reçu aussi bien au niveau du Cameroun que de l’étranger. Beaucoup de personnes ont apprécié notre travail et comme toute œuvre humaine, il y a aussi eu des critiques. Sinon on ne regrette jamais d’avoir écrit une page de l’histoire d’un pays.

Je crois qu’il faut vraiment faire tout ce qui est possible pour arrêter d’enterrer l’histoire. C’est le dernier moment. Car ceux qui savent, ceux qui ont vécu les événements commencent à devenir âgés. Beaucoup sont déjà partis. D’ici quelques années il n’y aura plus personne pour raconter. Les témoignages des anciens sont particulièrement importants, car beaucoup de documents du Cameroun ont été détruits pendant les années de la répression. Et les documents qu’on trouve dans les archives ont souvent été établis par les Français ou viennent du pouvoir installé par les Français.

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Joe Biden investi : l’Afrique entre soulagement et espoir :: AFRICA

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 10:42

C’est peu dire que les médias africains poussent un soupir de soulagement après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche.

Les journaux africains en rêvaient, les électeurs américains l'ont fait. « L'Afrique n'est donc plus un ensemble de “pays de merde”. Comme par enchantement, le vœu des Africains s'est réalisé avec la victoire du démocrate Joe Biden », se réjouit Aujourd'hui au Fasodans son éditorial. Après l'élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis, la presse du continent veut y voir un nouveau départ. Ce n'est pas tant l'arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche que le départ de son prédécesseur qui est littéralement célébré. Pour les journalistes et chroniqueurs africains, le passage de Donald Trump restera avant tout un accident de parcours de la vieille démocratie américaine. Oui, « Parce qu'à l'égard de ce continent, le désormais ancien président des États-Unis aura été à la fois particulièrement arrogant et méprisant. Ignorant tout de l'Afrique, Donald Trump servait cependant de mauvais exemple à ceux des dirigeants du continent mus par le désir de soumettre les institutions de leurs pays à leur volonté. Pour tout cela, il convient de se réjouir de son départ.

Car sur ce registre-là, il est très peu probable que Joe Biden soit pire que son prédécesseur », estime Ledejely dans un éditorial de Boubacar Sanso Barry, patron du média en ligne guinéen. Oui, « Après quatre années d'une présidence tumultueuse, Donald Trump quitte donc la Maison-Blanche ce mercredi, pointe WalfQuotidien à Dakar. Commence alors l'ère Joe Biden, l'homme que tout le monde attend pour redorer le blason d'une Amérique démocratiquement souillée et renouer des relations timides entre les États-Unis et l'Afrique. » Oui, d'ailleurs Donald Trump n'a pas mis les pieds sur le continent et avait même mis son secrétaire d'État Rex Tillersonsur la touche « en pleine tournée africaine » en 2018. Pas de grands espoirs donc, mais beaucoup de prudence et d'interrogations face aux défis que va devoir affronter le nouveau président américain. Il est loin aussi, le temps où Barack Obama, premier président noir issu du continent africain, faisait la une de tous les journaux, et où son patronyme s'affichait partout, et pas seulement au Kenya- des salons de coiffure, au débit de boisson, plages etc. Ce jeudi, difficile de trouver une « une » de presse avec une photo du nouveau président américain. La plupart des journaux affichent une certaine distance et attendent des actes concrets.

Les dossiers qui l'attendent

Alors justement, Joe Biden à la Maison-Blanche : que gagne l'Afrique ? La presse s'est déjà posé la question ces derniers jours. Et au nombre des réponses qui revenaient, on a pu lire qu'avec le successeur de Donald Trump, « l'appui américain bi et multilatéral en faveur du développement de l'Afrique devrait reprendre. On prédit également que les menaces de retrait des troupes américaines impliquées en particulier dans la traque des terroristes dans le Sahel pourraient être suspendues », détaille Ledjely.

Il faut souligner que les foyers de tensions africains ne manquent pas estime Aujourd'hui au Faso « à ce titre, nous avons la Corne de l'Afrique, caractérisée ces derniers temps par la guerre silencieuse entre l'armée éthiopienne et les rebelles du Tigré (…). À côté, il y a la Somalie, restée depuis plusieurs décennies une pétaudière ingouvernable et dont l'exécutif est contraint à l'exil par les Shebabs en dépit des nombreux soutiens apportés par l'oncle Sam. Vingt-huit ans après La bataille de la mer Noire ou The Battle of the Black Sea qui s'était soldée par la mort de 18 soldats et fait 75 blessés, ce pays n'a toujours pas renoué avec la liberté et la justice que le président Clinton souhaitait importées. Et les Shebabs sont les seuls maîtres d'un pays failli », rappelle le journal. Sans oublier, l''Ouganda, où Yoweri Museveni vient d'être réélu après une présidentielle contestée par l'opposition. Toujours sur le dossier sécuritaire, la presse est unanime en soulignant, le cas pressant du Sahel « en proie au terrorisme où l'allègement annoncé par Paris devient de plus en plus imminent, pourrait connaître un réajustement de la politique sécuritaire américaine. Il n'est pas exclu que les Boys dont le départ était dans les tuyaux ne mettent plus en exécution leur menace (diminution des militaires, de la logistique et du renseignement) », appuie le média burkinabè.

L'Afrique ne se fait pas d'illusions

Bien sûr, toutes ces prévisions sont légitimes et pertinentes. Mais en attendant, El Watan, à Alger propose de regarder dans le passé récent quel a été l'attitude des États-Unis vis-à-vis de l'Afrique. « Avant l'arrivée de Trump, la politique étrangère américaine n'a pas subi de transformations profondes, même lorsque les démocrates et les républicains se succédaient à la Maison-Blanche. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama avaient globalement les mêmes fondamentaux en matière de politique internationale, centrés sur la prédominance militaire, la prééminence sur les organisations internationales et le démantèlement des barrières commerciales », remarque le quotidien algérien. En revanche, WalfQuotidien invite à regarder du côté de la stratégie économique, car ces dernières années, les Américains ont cédé beaucoup de terrain à la Chine, notamment sur le plan des échanges commerciaux. « Joe Biden est favorable à l'allègement de la dette de l'Afrique, informe le journal sénégalais. D'ailleurs, le nouveau président américain a déjà promis d'organiser un sommet des chefs d'État africains, comme l'avait déjà fait Barack Obama en 2014. De quoi nouer des liens concrets avec ses homologues africains et de quoi pouvoir relancer l'AGOA, ce programme d'échanges commerciaux qui permet à l'Afrique d'exporter des produits vers les États-Unis sans être taxés », affirme Walf à Dakar.

Le Nigeria déjà gagnant !

Au Nigeria, la presse est plus enthousiaste encore ! D'abord parce que l'un des titres phares « Destiny » du chanteur à succès Burna boy a été choisi dans la playlist officielle de 46 morceaux de Joe Biden et de sa vice-présidente Kamala Harris, pour leur investiture ce mercredi 20 janvier. La presse nigériane n'a pas oublié l'absence de réaction américaine lors de la répression des manifestations en octobre à Lagos. Mais elle se souvient que Joe Biden, alors candidat à la Maison-Blanche, avait devancé le département d'État en diffusant un communiqué pour dénoncer les tirs à balles réelles contre la foule. Une autre bonne nouvelle pour le pays est la signature ce jeudi de la levée de l'interdiction d'entrée sur le territoire américain visant les ressortissants de plusieurs pays, principalement à majorité musulmane. En janvier 2020, les États-Unis avaient ajouté trois pays africains, le Nigeria, le Soudan et la Tanzanie, à la liste des pays inclus dans le décret anti-immigration promulgué en 2017 par Donald Trump.

Et pour couronner le tout, souligne Wakatsera « deux fils du continent, Wally Adeyemo, 39 ans, futur secrétaire adjoint au Trésor, et Osaremen Okolo, 26 ans, conseillère dans la Team anti-Covid-19 du nouveau président, tous deux d'origine nigériane, donneront bien des couleurs africaines à la nouvelle administration américaine. » D'autres nominations devraient suivre « dont celles de diplomates chevronnés ayant déjà parcouru l'Afrique, ou ont travaillé pour le développement du continent noir, seront des collaborateurs, proches ou lointains, de Joe Biden. » Au-delà des personnes, c'est bien l'intention manifeste de Joe Biden de faire revivre une certaine idée du rêve américain qui est en jeu.

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CAMEROUN :: 1956-1959 : QUAND MAAH TIMOTHÉE, PENDA PIERRE CRITIQUAIENT VIOLEMMENT FELIX MOUMIÉ :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 10:04

Maah Timothée et Penda Pierre, ces deux upécistes se voulaient « légalistes » et « pacifistes », et se sont mis, après les massacres de 1955, à traiter Moumié Félix et Kingué Abel de « sanguinaires ». Ils ont à cet effet publié une série d’articles dans « La Presse du Cameroun », un journal colonialiste, dans lesquels ils critiquaient violemment leurs deux camarades et hauts dirigeants de leur parti. Lundi 4 juin 1956, ils y ont ainsi publié celui-ci :

« Par son article paru dans la « Voix du Kamerun » d’avril 56, Kingué Abel, Vice-Président de l’UPC, excite le peuple camerounais désarmé à la violence. Comme si le sacrifice du mois de mai 1955 ne suffisait pas, les dirigeants de l’UPC entendent immoler la population camerounaise tout entière dans le but de réaliser leur rêve de domination du Cameroun par le communisme. Pendant qu’ils continuent à sa cacher (même en zone britannique où pourtant personne ne les inquiète) alors qu’ils n’ont ni troupes, ni armes, ces « vaillants généraux » qui n’auraient aucune envie d’aller eux-mêmes au front (leur vie est trop précieuse pour qu’ils l’exposent) osent écrire : « le nationalisme camerounais modéré ne tardera pas d’être particulièrement violent ». Sur quelles forces s’appuient-ils pour affirmer de telles erreurs ? Est-ce sur la puissance des revenants que, selon la propagande des éléments communistes de l’UPC le « Général Moumié » fit venir du Mont Coupé pour mener le combat le 25 mai à Douala ? Est-ce sur l’intervention armée des « camarades » Boulganine et Molotov avec qui ils sont en constantes relations épistolaires ?

Quoi qu’il en soit, le sage et paisible peuple camerounais ne cédera pas à la folie de déclarer une guerre qu’il sait d’avance perdue et sans nécessité ; il n’imaginera pas lui-même, volontairement, une ère de misère et de souffrances pour ses enfants, il ne se suicidera pas. Nous ne saurions manquer à notre devoir d’alerter l’opinion camerounaise et de faire appel à l’Assemblée Territoriale du Cameroun pour contrecarrer une agitation maniaque dont le but est de satisfaire l’ambition d’une bande d’aventuriers assoiffés de pouvoir. Non ! Ce n’est pas par les armes, ce n’est pas par le désordre, ce n’est pas par les provocations maladroites et inutiles que Moumié, Ouandié et Kingué ont promis de nous arracher l’indépendance, mais c’est par la force du droit, c’est par les voies démocratiques et les moyens diplomatiques, c’est par l’union et la persévérance des Camerounais que ce pays parviendra à sa liberté.

L’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales, le peuple de France même, sont à notre service pour nous aider dans ce but, mais seulement dans la mesure où nous nous montrerons sages et compréhensifs. En adoptant la voie de la folie que nous proposent les chefs communistes, nous prouverons que nous ne sommes pas mûrs pour nous diriger nous-mêmes, nous retarderons inconsciemment l’accession du Cameroun à l’indépendance. L’ONU ne peut pas soutenir la violence et elle condamne fortement tout acte qui incite à la violence comme contraire à la Charte des Nations-Unies.

Toujours au service de la vérité et du Cameroun : Maah Timothée et Penda Pierre ».

Ngassam Tchatchou Boniface : un non-upéciste leur avait répondu.

« C’est avec une surprise considérable que j’ai lu dans les colonnes de votre quotidien (La Presse du Cameroun), des extraits d’une certaine lettre que vous auriez reçue de MM Maah et Penda au sujet de leur attitude vis-à-vis d’une fraction dirigeante de l’Union des Populations du Cameroun, mouvement officiellement dissout. Je ne suis pas upéciste. Mais je suis fortement attaché à l’idée de l’avènement d’un Etat camerounais souverain, librement associé à la République française par des liens d’indépendance, au même titre que le Maroc ou la Tunisie. L’article en question, que j’ai sous mes yeux, suivi d’un petit commentaire du journaliste qui se félicite de l’attitude des deux (…) donne l’impression de souhaiter voir très prochainement une scission (de l’UPC) ».

Tchungui Charles avait également dénoncé l’attitude des deux renégats Maah et Penda.

« Vous êtes des censeurs qui voient juste. Ma conscience nationale est rudimentaire. Je salue en vous une conscience nationale ressuscitée. Hier 100% UPC, aujourd’hui 100% anti-UPC. Vous jouez toujours gagnants et sur tous les tableaux. Ayez encore un peu de culte de vos idoles. Les idoles naissantes sont extrêmement fragiles. Renégats doublés d’iconoclastes, pourquoi brisez-vous vos idoles d’antan ? Replâtrez-les et rebaptisez-les. Une évolution saine est à ce prix. Avant 1955, vous nous traitiez alors, moi et d’autres, de vendus, traîtres, valets, etc…

Oui, j’ai défendu Um Nyobè, votre ancienne idole, votre « MPODOL ». Il a réveillé la conscience nationale. Je l’admire. Il était entouré de mythomanes hystériques, je le plains. Il poussait un pays chrétien vers le communisme athée, je le dénonçais. S’il a donné l’ordre d’abattre Delangué, je le condamne. (…) Vous me reprochez de ne parler que de Delangué et Mpouma. C’étaient mes amis. Membres influents de l’UPC, si vous aviez jadis la conscience nationale affermie, on n’en serait pas aujourd’hui aux assassinats que vous évoquez. C’est le succès de votre doctrine d’hier. Vous êtes maintenant sûrs que l’UPC a perdu, et vous jouez gagnants comme si de rien n’était ». (La Presse du Cameroun n° 2.064).

Mayi Matip Theodore en 1959 après la mort de Um a repris les mêmes critiques de Maah et Penda contre Moumié.

A l’issue de l’élection partielle organisée en Sanaga-Maritime au mois d’avril 1959, la « Liste pour la réconciliation et l’indépendance nationale » composée de Théodore Mayi Matip et de Nomga Yomba est élue. Mayi Matip se retrouve député, et entame une violente campagne contre Félix Moumié et tous les upécistes exilés. Au mois de septembre 1959, de passage à Paris à destination de l’ONU, il accorde une interview à Philippe Drecraene du journal Le Monde.

« ─ Pourquoi vous rendez-vous à New York ?

─ Nous jugeons utile de faire connaître nos positions à l’opinion internationale qui identifie trop souvent l’UPC à M. Moumié (…)

─ Vous préconiseriez le retour des leaders extrémistes actuellement réfugiés à Conakry ?

─ Les pays afro-asiatiques et ceux du bloc soviétique sont entrés dans le jeu politique camerounais. Par manque d’information, ils accordent une aide à ceux qui prétendent agir au nom de l’UPC et desservent ainsi les véritables intérêts du Cameroun… 

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CAMEROUN :: Conseils régionaux : Les retraités prennent le pouvoir. :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 09:59

Les présidents des régions issus des élections du 22 décembre 2020 sont connus. Ils seront installés dans les chefs-lieux des dix régions.

Plutôt un jour historique ce 22 janvier 2021. Il consacre la fin du processus de mise en place de la décentralisation conformément à la constitution du Cameroun. Les présidents des conseils régionaux des régions seront installés ce jour. Ils ont été élus parmi les pairs, tous (neuf sur dix) issus du parti au pouvoir à Yaoundé depuis 38 ans, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Déjà, dans les rangs du parti, on avait dénoncé l’élection-désignation de ces camarades qui pour les jeunes « sont des retraités politiques qui devraient mis en retrait pour servir de personnes ressources » Au Rdpc, on indique que conformément aux directives du président national, le parti a besoin de plus de vitalité pour faire face aux défis de développement. Pour y parvenir, le parti a besoin d’une jeunesse agissante. Seulement, à la tête des conseils régionaux on a « exhumé les fossiles politiques » au grand dam des jeunes qui piaffent d’impatience. Quels sont leurs états de service ?

 Cameroon Tribune, le quotidien à capitaux publics invite ces Conseils régionaux « Au travail !». Pour préciser que, élus le 22 décembre 2020, les dix présidents de Conseils régionaux et les membres de leurs équipes seront officiellement installés ce jour dans les chefs-lieux de régions. Ils sont particulièrement attendus sur le chantier de l’accélération de la décentralisation.

Le journal Réalités Plus magnifie plutôt un homme qui a été tiré de sa paisible retraite après avoir servi comme délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé. Gilbert Tsimi Evouna «La force tranquille prend les clés du Centre». Gilbert Tsimi Evouna Administrateur Civil Principal à la retraite, ancien Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, Trésorier Général du Rdpc, le patriarche du Mfoundi prend officiellement les clés de la Région du Centre pour la conduite vers la modernité. C’est aujourd’hui 22 janvier 2021 à l’hôtel de ville de Yaoundé.

Et aussi Président du Conseil Régional de l’Ouest: «Voici l’indomptable Dr Jules Hilaire Focka Focka». Président de la section Rdpc Mifi Centre, ancien maire de Bafoussam 1er, médecinde formation, homme multidimensionnel, serviteur exceptionnel, élite phare et populaire de la Mifi. A 59 ans Jules Hilaire Focka Focka prend officiellement fonction ce vendredi 22 janvier 2021 à la place des fêtes de Bafoussam, pour se mettre au service du Conseil Régionale l’Ouest.

Tout ceci se passe avec un espoir pour les Soins d’hémodialyse. La République Presse indique  «vers la fin du calvaire». Marqueur identitaire d’une gouvernance participative, inclusive axée sur la transparence, la série de concertations ouverte le 19 janvier dernier, entre le Ministère de la Santé et les patients souffrant de l’insuffisance rénale, inédite, s’inscrit au chapitre des innovations managériales dans le secteur de la santé. La modalité permettant aux pouvoirs publics de recueillir directement auprès des patients leurs désidératas et leurs préoccupations les plus élémentaires (souvent minorées), ouvre une nouvelle ère qui, frappée du sceau de l’amélioration de la prise en charge, conforte la logique d’humanisation des soins, épine dorsale de la gouvernance sanitaire de Malachie Manaouda.

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Centrafrique : l'état d'urgence proclamé pour quinze jours :: CENTRAL AFRICAN

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 09:23

Le gouvernement centrafricain a proclamé l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du territoire. Bangui entend ainsi faire face aux groupes rebelles.

Des groupes qualifiés de terroristes par le président réélu Faustin Archange Touadéra. Les six groupes armés les plus puissants du pays se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Entité qui contrôle les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans. Ces rebelles ont déterré la hache de guerre peu avant la présidentielle du 27 décembre. Et sont déjà arrivé aux portes de Bangui. ‘’Une menace qui pourrait durer’’, a déclaré jeudi l’émissaire des Nations unies dans le pays.

Mankeur Ndiaye, a réclamé dans la foulée, au Conseil de sécurité, une "augmentation substantielle" du nombre de Casques bleus déployés dans le pays. Une augmentation qui doit être '' dune plus grande mobilité" dans un pays très vaste. Tout en déplorant par ailleurs une "grande désertion" depuis décembre, des forces de sécurité centrafricaines.

La Mission ds Nations unies dans le pays souhaiterait le renfort de 3.000 Casques bleus avec des moyens aériens importants (drones, hélicoptères d'attaque, capacités de franchissement ou encore forces spéciales). Le plafond des Casques bleus autorisés passerait ainsi à 14.650 militaires.

Dans cette optique, son chef a aussi réclamé une "prorogation de quelques mois" du renfort intervenu en décembre de quelque 300 militaires rwandais détachés de la mission de paix menée au Soudan du Sud. A l'origine, ce renfort, plutôt rare à l'ONU, était prévu pour deux mois.

Depuis la fin décembre, 7 casques bleus ont perdu la vie dans les affrontements.

Outre les demandes sur le plan militaire, le diplomate sénégalais plaide aussi pour des actions politiques. A la situation actuelle, "la seule réponse durable est sûrement politique", souligne-t-il.

Il se prononce notamment pour "Un gouvernement encore plus intégré est désirable avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres impliqués dans la paix et la réconciliation". Le dialogue figure aussi parmi ses propositions. Pour l'émissaire de l'ONU" La réélection du président Touadéra va bénéficier à la nation centrafricaine si, et seulement si, le nouvel exécutif va être en mesure d'apaiser les esprits en bâtissant des ponts avec les acteurs politiques de l'opposition" .

Alors que la ministre centrafricaine des Affaires étrangères sollicite "la levée totale de l'embargo sur les armes lourdes" imposé à son pays. Il crée "un déséquilibre dans le rapport de forces sur le terrain" alors que les groupes armés continuent de s'approvisionner, a lancé Sylvie Baïpo-Temon.

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CAMEROUN :: Les intellectuels du dimanche :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 09:10

Les plateaux de télévisions et de radios locales se transforment en arènes, le temps du week-end. Ici s’affrontent des dérivés et des déviances, selon les bords politiques et intellectuels. C’est la tribune des libres penseurs, mais aussi des mal-pensants. Ils ne pensent pas comme tout le monde ni comme tous ceux qu’ils rencontrent pour ces joutes, qui sont devenues une vraie activité professionnelle. Avant le week-end, certains ne font que cela sur les ondes des radios privées. Des noms sont très connus de ces auditeurs participants à des émissions par téléphone.

Et des histoires se racontent, celles de ces envoyés spécieux, très spéciaux qui seraient payés pour assurer la défense et l’apologie de personnalités. Comme ceux-ci, qui « travaillent » toute la semaine sur plusieurs stations de radios et parfois sur trois voire quatre par jour, beaucoup ne se font entendre que les week-ends, pour ceux qui préfèrent les radios. Mais rien ne leur interdit d’aller d’une station de radio à une ou deux stations de télévision entre le samedi et le dimanche.

Les titres et les attributs sont à foison. On a des « politologues », des « politistes », des "socio-politiste", des « géo stratèges » ou encore des « économistes », des « panafricanistes » et des « internationalistes » et autres "activateurs politiques". Sans oublier ceux qui ont d’autres plus ronflants encore, au point on se demande dans quelles universités du monde ces sciences sont enseignée ? où ont-ils été formé ? Du jour au lendemain on s'autoproclame Docteur, professeur, on ignore tout du lieu de soutenance, du sujet, et des encadreurs, du concours cames. L'imposture et la camisole de la honte leurs vont si bien. Mais ces intellectuels sont si jaloux de leurs titres, que parfois un débat peut déraper en envolée d’invectives de bas étage, du fait qu’un panéliste a oublié de mettre du « Docteur » ou du « Professeur » devant le nom d’un autre. On ne comprend pas comment le Cameroun a pu rester à la traîne du développement avec autant d’intellectuels et de savants. Que peut-on bien tirer de ces débats ?

Très souvent des idées puériles, ou des enfantillages sans aucune hauteur scientifique. Quand les panélistes ne s’engueulent pas comme de vulgaires voisins de comptoirs au marché, ils versent dans des discours et des arguments qui trahissent très vite leur incompétence ou leurs faiblesses. Ce sont les « intellectuels du dimanche », et on n’est pas obligé de les écouter si on a plus sérieux à faire.

Déviances langagières

Si ce sont des intellectuels, on les reconnaitrait difficilement en les écoutant ou les regardant sur plateaux. Peut-être est-ce un problème de casting, quand on sait comment les présentateurs des radios privées par exemple font pour avoir des invités. Il en faut bien pour la production de l’émission. Parfois c’est à celui qui laissera une petite enveloppe ou quelques bières à l’équipe de production, en face de la chaîne de radio, que l’on déroulera le tapis rouge. Très souvent aussi les panélistes sont recommandés ou en missions commandées.

Mais d’autres ont fait des plateaux de radio leurs habitudes dominicales. Peu importe-s’il ne maîtrisent pas les sujets du débat du jour. A ce moment, la parade est toute aisée, il suffit de verser de l’opprobre sur une personnalité ou de débiter de fausses informations ou des révélations calomnieuses. Charles, Pascal, Christophe, Hervé, la force des arguments vaut mieux que les arguments de la force.

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CAMEROUN :: Escroquerie : la Beac dénonce l’usurpation d’identité du Gouverneur sur les réseaux sociaux :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 08:51

De faux comptes sont créés sur les réseaux sociaux avec l’identité du Gouverneur à des fins d’escroquerie. La Beac appelle à la vigilance. 

Haro sur l’usurpation d’identité à travers les réseaux sociaux ! Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(Beac), Abbas Mahamat Tolli en est depuis quelque temps la victime. Selon un communiqué de la banque centrale, des « individus mal intentionnés » se font passer pour le gouverneur, à travers de faux comptes créés sur les réseaux sociaux notamment Facebook, LinkedIn et WhatsApp à des fins d’escroqueries. « Ces personnes présentent sur ces services de messagerie des documents falsifiés et un faux profil au nom du gouverneur (pièces d’identité, badge, etc.) » précise le communiqué.

De ce fait, l’institut d’émission apporte un « démenti formel » aux informations véhiculées via ces comptes frauduleux et autres services de messagerie. Il invite par ailleurs le public à faire preuve de vigilance face à toute sollicitation, via ces canaux, faisant usage de l’identité du gouverneur car, poursuit-elle, « Monsieur Abbas Mahamat Tolli ne détient aucun compte sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Badoo, Google+ et Instagram) ».

Aux auteurs de ces agissements, la Beac se réserve le droit de prendre toutes les mesures y compris judiciaires. 

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Classement : Le Cameroun a la 21e armée d’Afrique :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 08:43

L’Égypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Maroc sont, dans l’ordre, les puissances militaires les plus importantes en Afrique, selon le Global Fire Power index 2021 qui vient de paraitre.

Comme c’était le cas, les années précédentes, le Global Fire Power index 2021 évalue les capacités militaires conventionnelles (terre, mer, air) de 138 pays dans le monde, dont 35 pays d’Afrique, sur la base d’une cinquantaine d’indicateurs. Cette année, cet indice intègre trois nouveaux indicateurs que sont la flotte de ravitailleurs en vol, la flotte de porte-hélicoptères, et les forces paramilitaires par pays. Avec une armée dont l’effectif atteint 930 000 hommes dont 450 000 en service actif, 1053 aéronefs, 11 000 blindés et 316 bâtiments de marine, l’Égypte continue de dominer militairement le continent.

Toutefois, contrairement à l’année dernière, Le Caire sort du Top 10 mondial des puissances militaires. L’Algérie, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Maroc (qui remplace l’Angola cette année) complètent dans l’ordre le Top 5 africain des puissances militaires en 2021. Pour sa part, le Cameroun régresse de deux places au classement africain (le pays était 19e en 2020) et perd 7 places au rang mondial où il pointe à la 108e place.

En rappel, les forces militaires camerounaises représentent environ 50 000 à 65 000 hommes dans les armées de terre, de l'air et de la marine. L'armée camerounaise a traditionnellement des liens forts avec les forces armées françaises et des conseillers militaires français restent très impliqués dans les préparations des troupes camerounaises pour occuper la zone contestée de Bakassi. Plusieurs accords ont été signés entre le Cameroun, la Chine, la Russie, les États-Unis pour la fourniture de nouveaux équipements en vue de l'augmentation du personnel dans les différentes branches qui composent les Forces armées camerounaises Sur le plan mondial, le Top 5 des puissances militaires en 2021 reste dominé, comme l’année dernière, respectivement par les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et le Japon. GFP établit ce classement sur la base d’une cinquantaine de critères.

Comme principaux critères, on peut retenir : le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense et la flexibilité logistique.

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CAMEROUN :: Sous-préfecture Yaoundé 1 : Des falsificateurs des documents interpellés :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 08:31

De faux timbres et cachets apposés sur les dossiers des candidats au concours de l´Enam et au recrutement à la gendarmerie, une dizaine de personnes interpellées lundi dernier. 

En marge du concours d´entrée à l´Enam et les recrutements à la gendarmerie, les autorités administratives de la sous-préfecture de Yaoundé 1 ont constaté la circulation de fausses pièces. Une enquête déclenchée, à l´effet de faire la lumière sur cette situation, a permis de démanteler un vaste réseau de falsification de documents. Le coup de filet des forces de l´ordre, a été effectué à la cour arrière de la sous-préfecture de Yaoundé 1er. C´est en ces lieux que les faussaires sévissent sans foi ni loi, au grand désarroi des usagers.

Une centaine de documents falsifiés, avec de faux timbres et de faux cachets des autorités administratives saisis, lors de la descente des éléments de la gendarmerie nationale. Une opération coup de poing lundi dernier, à la suite des informations concordantes, en présence du sous-préfet de  Yaoundé 1. Les gendarmes ont interpellé une dizaine de personnes lors de cette opération. Ces derniers ont été conduits dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Nlongkak, où une enquête a été ouverte. 

Occasion pour la gendarmerie d'appeler à plus de vigilance lors des différentes procédures, afin d'éviter tout désagrément. Elle invite les usagers à se diriger vers les services agréés et compétents en vue de l´acquisition des documents. Un phénomène récurrent dans cette zone, en dépit des mesures prises et la multitude des opérations coup de force, pour mettre hors d´état de nuire ces hors-la-loi. Ceux-ci ne baissent pas les bras et développent d´autres stratégies, afin de contourner les mesures mises sur pied par l´autorité administrative. Le dernier fait majeur, remonte au mois d´octobre 2020, l´opération de la gendarmerie avait conduit à l´interpellation d´un propriétaire d´un cybercafé installé derrière la souspréfecture de Yaoundé 1. 

Celui-ci était spécialiste de trafic de documents falsifiés. La gendarmerie a, à cette occasion, saisi également de faux timbres, des colorants et seringues. 

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CAMEROUN :: Le Laakam met en garde le gouvernement contre toute tentative de musèlement du pouvoir traditionnel :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 08:00

Dans une lettre ouverte rendue publique le 21 janvier et adressée au gouvernement camerounais, au préfet des Hauts Plateaux et à la communauté internationale, l'assemblée constituante de l'association Laakam, dénonce une «tentative d’assujettissement du pouvoir traditionnel».

«Nous vous mettons en garde contre toute tentative de musèlement du pouvoir traditionnel en place et vous promettons une réponse proportionnelle si vous insistez dans vos tentatives d’intimidation et de suppression de la liberté d’expression des autorités traditionnelles non soumises à la merci du pouvoir politique en place», préviennent les membres de l’assemblée constituante du Laakam.

Il faudra souligner que le 19 janvier 2021, le préfet du département des Hauts Plateaux Yampen Ousmanou a interpellé le Roi des Bamendjou, Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou, le menaçant au Cas où le monarque continuait de se montrer critique vis-à-vis du pouvoir en place.

Ci dessous l'intégralité de la lettre de l'association LAAKAM

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CAMEROUN :: COMMUNIQUÉ DES NOTABLES DU ROYAUME BAMENDJOU AU PRÉFET DES HAUTS-PLATEAUX :: CAMEROON

Camer Be - Fri, 01/22/2021 - 07:15

«  L'histoire a la peau dure et les mêmes causes produisent les mêmes effets". 

La récente mise en garde du Préfet de Baham a Fo'o soh a une raisonnance historique dont la sonorité est familière avec  celle dont ont jadis soufferts les esprits libres dans la tradition Bamendjou. 

En effet, l'histoire nous rappelle que FO'O CHENDJOU, le grand père de FO'O SOH, avait été déporté par les colons vers le Noun et il n'était jamais revenu, sa tête est encore de l'autre côté de la rive. Son arrestation fut le fait d'une instrumentalisation des élites, et c'est toujours un fils indigne et nègre de service qui aurait livré le Fô'o Chendjou. Aujourd'hui, si nous ne savions pas que chaque ruche a des abeilles inutiles, on aurait dit que  c'est encore un bamoun qui est a la manette pour livrer Fo'o Soh. Mais ce préfet zélé ne représente rien même chez les Bamoun. 

Ouvrez grandement les yeux  sur ce scénario qui trouve déjà des acteurs dans la sphère Baham pour faire la salle besogne du néocolon ou du politique dans notre localité pour des intérêts égoïstes.  Mais les fils Bahams et Bamendjou savent faire la différence entre le poison et le miel.

Nous voulons par cette note rappeler au politique que Fo'o Soh  n'est rien d'autre que le  peuple Bamendjou, et que la tradition n'opère pas pour voir le peuple mourir et croiser les bras. Aussi le devoir d'un vrai Fo'o qui se respecte n'est pas d'encenser les injustices, mais de les dénoncer afin que cela puisse changer.

Fo'o sokoudjou se positionne en faveur du peuple depuis sa jeunesse et ses attributs de Fo'o  n'ont jamais eu raison de sa détermination à voir le Cameroun prospérer dans tous les sens du terme. Et la critique qu'il veut constructive n'a jamais taris parce qu'il reste convaincu par le bien du peuple camerounais. Un minimum de bon sens vous aurait amené à célébrer ses paroles de sagesse qui conseillent et éveillent l'attention des dirigeants au pouvoir. Votre interdiction loin d'être un rappel à l'ordre, est la mise en marche d'un projet d'élimination et de musellement avec comme prétexte de préserver l'ordre public,  mais sachez que vous allez passer sur nos corps avant de l'atteindre. 

Si vous voulez un affront entre vous et le peuple, vous l'aurez. Nous notables serviteurs gardons encore la patience qui fonde le socle de nos traditions mais nous ne sommes pas insensibles à la provocation et saurons si vous continuez, vous donner  une réponse appropriée à vos provocations. 

Nous n'acceptons pas ce manque de respect à l'égard d'un sage, à l'égard d'un gardien de la tradition, à l'égard d'un citoyen avisé. Nous condamnons ce zèle professionnel qui risque d'embrasser la scène alors qu'en l'état, les fils Bamendjou, Baham et bamoun  vivent en harmonie.

Si votre départ à la retraite vous traumatise et que vous voulez mesurer vos muscles sur notre Fo'o, alors sachez que nous sommes désormais prêt a danser le Musseugouong  sur votre tête. 

C'est bien d'essayer de se purger avec du piment, mais un essai peut être fatale.

Ce 21/ 01/ 2021

Les notables serviteurs du Fô'o de Bamendjou.

Defo tchindeu meukuie
Defo tchindeu tafo'ock
Mbah Tampah nga'nno
Defo Chendjou tekouda
Mbo'oh Takoudjou Fokwe
Mbo'oh tet temgoua
Mbah deulack
Mboo tetdeu Soh
Mbah saah fodop
Mbah takougang wateu
Mbah tene tafoo
Mbah tabeukou
Mboo munet foo
Mboo sopbum
Mboo ngakam
Mboo takougang mukam
Defo tchime
Defo sokoudjou
Defo takukouo
Defo wekouo
Mbah defo Chendjou
Wutbe tan'poo
Wutbe djouche
Wutbe defogang
Wutbe defo pongbo
Sadeuh kouagueng
Defo siping
Defo tagatsing
Wutbe defo kamebong
Mbah saah fodop
Mboo Takoudjou kengne
Saah fokué
Mbaah Tessa tanandjou
Mbah tene takoulo
Wutbe defo pongbo
Wutbe defotsing takamgang
Defotsing takougang
Wutbe defotsing
Nde Takam
Nde fotsing
Nde fotsing nzogang
Nde fotsing nzodjou
Defotsing tenda
Defo tselah
Mbaah chemutem »

Les notables du royaume Bamendjou

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