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CAMEROUN :: Financement du complexe sportif d’Olembé : Les révélations des documents budgétaires :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:57

La question de l’utilisation des 163 milliards de FCFA mobilisés pour la construction du complexe sportif d’Olembé, au nord de Yaoundé, préoccupe l’opinion publique camerounaise. Le débat a repris un nouvel élan avec la signature par le président de la République, d’un décret habilitant le ministère en charge l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) à formaliser une nouvelle convention de prêt de 55,16 milliards de FCFA, pour « le financement du projet d’achèvement des travaux de construction » de la même infrastructure. 

Cette décision présidentielle relance surtout les suspicions de malversations qui planent sur la construction de ce complexe sportif, dont les travaux ont débuté le 7 mars 2017. « Le niveau astronomique du montant de cette convention de crédit laisse perplexe en même temps qu’il est potentiellement porteur de forts soupçons de détournement », écrit, par exemple, le député Jean Michel Mintcheu, membre du parti d’opposition Social Democratic Front (SDF), dans un courrier adressé le 19 février au secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngo’o Ngo’o, qu’il présente comme le « président de la task force de la CAN [Coupe d’Afrique des nations] 2022 ». 

Ce nouvel emprunt devrait en effet porter à un peu plus de 218 milliards de FCFA le montant total des accords de financement obtenus pour ce complexe. Or son coût initial, rendu public, était de 163 milliards de FCFA. Ce budget avait déjà été bouclé à travers trois conventions de prêt signées en août 2016 avec les banques nigériane UBA (24,5 milliards) et italienne Intesa Sanpaolo (138, 538 milliards). Aidés par le silence du gouvernement, ceux qui, comme l’élu du SDF, soupçonnent des malversations financières font l’hypothèse que tous ces crédits ont déjà été consommés. Et au regard de l’état d’avance des travaux, la rallonge budgétaire autorisée par le président de la République est « astronomique ». 

Suivi financier à la peine

Après avoir consulté plusieurs notes de conjoncture de la dette publique et des documents budgétaires, on en ressort avec une certitude : le crédit de la banque UBA a été totalement débloqué. Mais des zones d’ombre demeurent sur le sort du financement obtenu de Intesa Sanpaolo. Même au ministère des Sports (Minsep), maître d’ouvrage du projet et responsable du programme « développement des infrastructures sportives », tout le monde n’y voit pas clair. 

« Les acteurs de la chaîne d’élaboration des documents budgétaires du Minsep ont toujours présenté la difficulté du suivi financier des grands projets à financement extérieur (Finex) de la CAN, notamment les stades d’Olembé, de Japoma, de Roundé-Adja de Garoua, etc. », apprend-on du rapport final de validation technique du cadre des dépenses à moyen terme (2021-2023), rédigé par la cellule de l’élaboration du programme d’investissement prioritaire et des cadres des dépenses à moyen terme (CPIP-CDMT), logée au Minepat. Pour justifier cette difficulté, le document indique que ce suivi est fait par « d’autres instances », sans préciser lesquelles. 

Ce que l’on sait à ce jour c’est que le budget initial du complexe d’Olembé fait l’objet de deux accords de financement distincts, figurant dans la liste des 243 conventions de prêts annexée à la loi de finances 2021 : un « crédit commercial » de 27,027 milliards de FCFA et un « crédit acheteur » d’un montant de près de 111,52 milliards de FCFA. Dans ce dernier type d’accord, encore appelé « crédit export », le partenaire financier s’engage à mettre à la disposition de l’emprunteur les fonds nécessaires pour régler un fournisseur précis. Dans le cas d’espèce, Intesa Sanpaolo s’engageait à mettre à la disposition de l’État du Cameroun des fonds nécessaires pour régler Piccini, adjudicataire du marché de construction du complexe d’Olembé. 

Disponibilité des crédits

En principe, la résiliation du contrat avec le constructeur italien aurait donc dû entrainer la fermeture de la ligne de « crédit acheteur » de 111,5 milliards ouverte auprès de Intesa Sanpaolo, et la suspension du décompte des décaissements. Dans un post sur sa page Facebook, l’universitaire Eloi Cyrille Tollo, réputé proche du SGPR, laisse penser que seuls 113 milliards avaient déjà été décaissés sur l’enveloppe totale de 163 milliards au moment de l’abrogation du contrat de Piccini et la conclusion d’un nouveau marché avec le  Canadien Magil. 

Des faits troublent néanmoins cette affirmation. En effet, fin juillet 2019, le président du groupe italien, Makonnen Asmaron, en personne, débarque au Cameroun pour solliciter une convention de cautionnement en vue de lever auprès des banques locales un « financement supplémentaire », destiné à achever l’infrastructure alors que la date de livraison initiale (septembre 2018) été échue. Moins de deux mois plus tard, le ministre des Finances reçoit le président directeur général (PDG) de BGFIBank. Au sortir de cette audience avec Henri-Claude Oyima, Louis Paul Motaze déclare que « Piccini recevra des financements supplémentaires pour achever les travaux de construction du stade d’Olembé ». 

Dans la dernière note de conjoncture de la dette publique, publiée en octobre 2020 par la Caisse autonome d’amortissement, le gestionnaire de la dette publique, on apprend d’ailleurs que le dernier décaissement de la banque Intesa Sanpaolo, impliquée dans d’autres projets, au bénéfice du Cameroun était de 13,119 milliards de FCFA et remonte aux premiers mois de 2019. Néanmoins, fin 2020, le Parlement adopte la rallonge budgétaire de plus de 55 milliards de FCFA pour la « poursuite des travaux de construction du complexe sportif d’Olembé » contenu dans le cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) 2021-2023 du Minsep qui accompagne le projet de loi de finances 2021. C’est sur cette loi que s’appuie Paul Biya pour apprendre le décret habilitant le Minepat a signé la convention de prêt. Pour 2021, la loi de finances a d’ailleurs prévu d’injecter 16 milliards de FCFA dans ce projet, soit un milliard en ressources propres et 15 milliards en ressources extérieures.

État d’avancement des travaux de construction du complexe sportif d’Olembé (fait par le Premier ministre le 25 novembre 2020 à l’Assemblée nationale) 

  • Le stade principal 60 000 places (95%) ;
  • Deux stades annexes de 1 000 places chacun (92%) ;
  • Le centre commercial (75%) ;
  • L’hôtel 4 étoiles de 70 chambres (55%) ; 

On remarque qu’on ne parle plus d’un hôtel 5 étoiles mais 4 étoiles. Par ailleurs, il n’est pas évoqué le gymnase ; les terrains de tennis, handball et basket-ball ; la piscine olympique ; le musée et la salle de cinéma. 

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Citoyens camerounais et citoyens du monde fleurons de l’image du Cameroun :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:45

Etats-Unis, Allemagne,France,  Italie, Canada, Nigeria, Afrique du Sud…, ils essaiment aux quatre coins du globe, où ils développent leur savoir-faire dans divers domaines d’activité pour vendre au mieux l’image de leur pays. 

Le Dr Ernest Simo, premier africain à intégrer la National Aeronautics and Space Administration (NASA), la prestigieuse agence américaine aérospatiale, est le Camerounais modèle qu’on cite à souhait lorsqu’il faut évoquer les visages de la réussite de la diaspora camerounaise. Il est d’autant plus célébré qu’il a excellé dans un domaine qui n’est pas commun à l’Afrique, et fait la fierté du Cameroun au pays de l’oncle Sam. Il est peut-être le parangon de cette réussite, mais il en existe plusieurs éparpillés aux quatre coins du globe, des Etats-Unis à Allemagne en passant par la France, l’Italie, le Canada, le Nigeria, l’Afrique du Sud…, et qui scintillent dans des domaines variés pour booster à leur façon le développement du Cameroun. 

Il est d’Ernest Simo dans le domaine aérospatial, comme du jeune avocat Zachée Pouga Tinhaga, 37 ans, et déjà parmi les 40 meilleurs jeunes avocats du barreau américain. Il a été élu le 25 mai 2020 dans le programme «Top 40 Under 40 – Nation’s Best Advocates », qui récompense les 40 meilleurs avocats âgés de moins de 40 ans au barreau américain. Les fruits de son labeur, il a déjà songé à les redistribuer à travers des projets à caractère humanitaire. Il est notamment le président fondateur de la « Fondation Excellence Plus », qui oeuvre aux côtés des enfants déscolarisés à travers le monde et leur donne une opportunité d’éducation. Zachée Pouga Tinhaga est par ailleurs avocat associé à la maison-mère du célèbre cabinet d’audit « Ernst et Young ». 

En Allemagne, David Mola n’est pas un quidam, même si dans son pays, il n’est pas érigé en prophète. L’ingénieur camerounais est un orfèvre dans le domaine des énergies renouvelables. En 2003, il a lancé une entreprise spécialisée dans ce domaine, pour laquelle il employait jusqu’en 2010 près de 140 employés, pour un chiffre d’affaires annuel de 60 millions d’euros. Au fil des années, ce natif de la région de l’Extrême-Nord, a été mordu par la politique, et rêve comme de nombreux camerounais de l’étranger d’une alternance politique non violente à la tête de l’Etat. 

Il milite davantage pour une indépendance économique du Cameroun. En 2016, le magazine Jeune Afrique révélait que, comme cet ingénieur, ils étaient près de 12 000 ingénieurs d’origine camerounaise à vivre et travailler en Allemagne, et qui sont arrivés dans ce pays d’Europe de l’Ouest comme des boursiers. En France, les réussites camerounaises dans le domaine de la médecine sont pêle-mêle, de sorte qu’on crorait qu’ils se sont passés le mot pour briller dans ce secteur. « Les deux tiers des membres de l’Association des pharmaciens africains de France sont camerounais », assurait à Jeune Afrique en 2016, Élie Nkamgueu, dentiste et président du Club Efficience, à l’origine du Gotha noir – un Who’s Who. 

Il en est de même du secteur des médias dans ce pays, où ils trustent dans les chaines les plus importantes, à l’instar d’Alain Foka, qui occupe la fonction de rédacteur-en-chef adjoint de Radio France Internationale (Rfi), de Denise Epoté Durand à TV5monde, d’Amobe Mevegue en service à France24, ou encore de Constant Nemalé, le promoteur de la chaine Africa24 TV. Le domaine de la culture n’est pas en reste. Le bassiste Richard Bona basé aux Etats- Unis, est à ne pas douter, la figure la plus représentative de la musique camerounaise à l’étranger, après la mort du célèbre Saxophoniste Manu Dibango l’année dernière en France. Dans le secteur de la mode, Imane Ayissi est un as du textile africain, qui s’est construit au fil des années, au point de devenir une référence remarquable dans la haute couture française. On n’éludera pas le Pr Achille Mbembe, enseignant d’histoire de par les universités du monde, et précisément celles d’Afrique du Sud. 

Les ambassadeurs du Cameroun à l’étranger se recrutent également dans le domaine du sport, où les basketteurs Joël Embiid et Pascal Siakam de la National Basketball League (Nba) des Etats-Unis sont inéluctablement les plus en vue. Au football, Vincent Aboubakar, Toko-Ekambi, Nchout Njoya Ajara, sont aussi de bons ouvriers de l’image du Cameroun, tout comme la judokate Vanessa Hortense Mbala Atangana.

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CAMEROUN :: ALL STAR GAME 2021 : JOEL EMBIID SUR LES TRACES DES PLUS GRANDS? :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:37

Le pivot star de Philadelphie Seventy Sixers vient d’avoir la confirmation qu’il sera bien dans le Rooster de la conférence EST pour la 4e fois de suite dans sa carrière, lors de la nuit des étoiles qui aura lieu le 7 MARS 2021 à Atlanta.

Quand talent et potentiel se conjuguent en un seul athlète, très vite il devient spécial et sa marge de progression laisse croire qu’il va écrire sa légende. C’est le cas de Joël EMBIID la star camerounaise des Sixers de Philadelphie. Il vient d’être voté pour la 4e fois de suite au match des étoiles le ALL STAR GAME. Il entre dans l’histoire comme étant le premier camerounais à y être régulier, quatre fois de suite 2018, 2019, 2020 et 2021. Titulaire en puissance aux cotés de Kevin Durant(le capitaine), Russel WESTBROOK, Giannis ANTETOKOUMPO Kyrie IRVING et Bradley BEAL ; Joël EMBIID est arrivé en troisième position des votes avec plus de 4 millions de sollicitations (4.171.000 votes).

Au vu la marge de progression qu’on lui voue, il serait aisé de penser que Jojo marche sur les traces des plus grands basketteurs africains au pays de l’Oncle Sam concernant le ALL STAR GAME. Avec ses 4 apparitions à seulement 26 ans, il pourrait battre le record de participations pour un africain, qui est détenu par la légende Hakeem Olajuwon le Nigérian d’origine qui a été NBA All Star 12 fois dans sa carrière (De 1985 à 1990 et 1992 à 1997).

Mais avant d’y arriver, il faudra déjà battre celui de Dikembe Mutombo de la république démocratique du Congo, qui lui a été NBA All Star à 8 reprises (de 1992 à 1995 et de 1998 à 2002). Pour l’instant il faut déjà battre l’OUEST emmené par LEBRON JAMES qui l’avait emporté l’année dernière dans une fin de match épique avec la nouvelle formule qui a redonné de l’enjeu à ce match d’étoiles.

Sans blessures, THE PROCESS a une route royale devant lui pour être le joueur ultime.

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CAMEROUN :: Affaire Fécafoot : La Fifa persiste pour Seidou Mbombo Njoya :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:23

C’est à travers une correspondance signée de Véron Mosengo-Omba, le directeur de la division Associations membres, datée du 19 février 2021.

Alors que le Tribunal arbitral du sport (Tas) venait de saisir la Fifa et Seidou Mbombo Njoya, le président déchu à la tête de la fédération camerounaise de football, le 16 février dernier pour demander des clarifications sur l’organe légal de par les élections et bien d’autres choses, sur la gestion de cette institution, Véron Mosengo-Omba, le directeur de la division Associations membres, a envoyé une correspondance à la Fécafoot. A l’adresse de Benjamin Didier Banlock, en qualité cette fois de secrétaire général. 

Non plus en qualité d’intérim, comme l’avait indiqué Fatma Samoura, la SG de la Fifa dans le courrier du 16 janvier dernier au lendemain de la sentence du Tas ayant annulée l’ensemble du processus électoral ayant porté Seidou Mbombo Njoya au poste de président. « Concernant l’Assemblée générale extraordinaire de la Fécafoot qui se serait tenue le 2 février dernier, portant sur la soi-disant destitution du président actuel de la Fécafoot, M. Seidou Mbombo Njoya, et la mise en place d'un Comité exécutif provisoire. Faute d’avoir d’avoir été convoquée dans le respect des Statuts applicables en l’état et de notre courrier du 16 janvier 2021, une telle Assemblée est dénuée de tout effet valable. 

C’est ainsi qu’à bon droit qu’elle n’a pas été reconnue par les organes dirigeants de la Fécafoot », écrit Véron Mosengo-Omba, répondant à une lettre à lui adressée par Benjamin Didier Banlock, le 16 février 2021. Bien plus, Mosengo-Omba réaffirme la volonté de maintenir Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot. « Jusqu’à la tenue d’une Assemblée élective régulière, le président Seidou Mbombo Njoya et son Comité exécutif en place depuis 2018 restent les dirigeants légitimes de la Fécafoot, conformément à la sentence du Tribunal arbitral du sport (Tas) du 15 janvier 2021 et à notre courrier du 16 janvier 2021 y afférant », précise le responsable de la Fifa dans la même correspondance. 

Invitant par la suite les responsables déchus à une séance de travail « pour la mise en place consensuelle d’une feuille de route électorale conformément à la sentence du Tas susmentionnée (le 24 février prochain ». Sauf qu’il y a lieu de s’interroger sur l’opportunité de cette correspondance de Véron Mosengo-Omba, au moment où le Tas entend se prononcer sur l’organe légalement reconnu pour gérer la Fécafoot, après le 26 février prochain. « Si Mosengo-Omba s'était rapproché des responsables du département juridique de la Fifa, on lui aurait d'abord conseillé de viser les articles des statuts qui rendent la convocation de l'AG du 2 février caduque. Ensuite on lui aurait fait remarquer qu'il n'a aucune compétence pour juger de la régularité d'une session convoquée par une AG, dont il ne dit heureusement pas que les membres sont sans qualité. 

Enfin on lui aurait fait comprendre que même s'il en avait la compétence, étant donné que les membres de l'AG ont la qualité pour convoquer une session, une fois que les résolutions ont été prises, il existe des voies de recours pour les contester et les faire annuler. La CCA et le TAS en l'occurrence. Une lettre administrative ne saurait remettre en cause la régularité de la tenue d'une AG », analyse un observateur. Dans tous les cas, seul le Tas tranchera après les explications que lui fournira le service juridique de la Fifa. Pour le moment, il s’agit encore de lettre administrative internes signées des individus et non d’un organe décisionnel de la Fifa. Et seul le bureau du Conseil de la Fifa pourra se réunir pour se prononcer après cette sentence du Tas sur le cas de la Fécafoot.

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Camerounais de l’étranger ou la 5e colonne du développement :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:12

Expéditeurs de fonds, investisseurs, philanthropes, innovateurs, les multiples rôles joués par la diaspora révèlent l’intérêt et la nécessité pour les pouvoirs publics de nouer des partenariats plus étroits et plus productifs avec les Camerounais de l’étranger. 

Christian Kouam est connu au Cameroun comme PDG de Autohaus-Cameroon, importateur officiel de Volkswagen, une entreprise créée en 2016 avant de lancer, en 2016, la toute première académie de formation en mécatronique automobile au Cameroun et en Afrique au sud du Sahara. Mais cet ingénieur de construction automobile ayant travaillé pendant 15 ans chez Volkswagen et docteur en gestion d’entreprise est par ailleurs un ancien président de la Cameroon Diaspora network Germany (réseau des Camerounais vivants en Allemagne). Ses positions sur l’implication de la diaspora au développement national semblent iconoclastes : «Je ne pense pas que les problèmes de la diaspora vont se résoudre avec de nouvelles structures. 

Il faudrait plutôt trouver des contenus pour les contenants déjà existants », soutient-il. Plus que la double nationalité qu’on retrouve sur toutes les langues, « la réduction ou même l’annulation des frais de visa peut mieux dynamiser le tourisme et le commerce intérieur. On pourrait d’ailleurs avec cette décision remettre Camair- Co à flot », suggère l’entrepreneur. De même, l’idée d’u fonds dédié à la diaspora ne serait pas très pertinente. « Je pense que les locaux ne peuvent pas financer la diaspora à travers des fonds. Ça ne serait pas un bon signal si la diaspora devait se positionner pour avoir les financements publics. » 

C’est dans cet ordre d’idées que l’Organisation internationale pour les migrations et le Migration policy institute ont réalisé en 2012, après plus de dix ans d’analyse, un Manuel : «Comment associer les diasporas au développement », qui recense les enseignements tirés des mesures prises par les pouvoirs publics à travers le monde en faveurs de la diaspora, celles qui ont réussi et celles qui ont échoué et les raisons pour lesquelles il en a été ainsi. 

Sous-financement

D’emblée, les auteurs du Manuel notent que la plupart des institutions qui s’occupent des diasporas sont sous-financées. En comparant les crédits budgétaires à la part de la population qui réside à l’étranger, on peut se faire une idée juste de l’ampleur des dépenses publiques affectées à la diaspora. Selon cette méthode, le Cameroun qui a consacré 34,236 milliards de Fcfa au ministère des Relations extérieures (0,69% du budget 2019) devrait sans doute accroître le financement des mesures visant la diaspora puisque 5,2 millions de Camerounais (21,36% de la population) étaient recensés à l’étranger en 2018 d’après le Minrex et le Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (Bucrep). En comparaison, le Mali qui compte 10% de sa population à l’étranger alloue 7% de son budget aux structures dédiées à la diaspora. Un autre critère proposé est le rapport entre les rapatriements de fonds et le PIB. En 2018, la diaspora a envoyé 344,1 milliards de Fcfa au Cameroun soit 1,6% du PIB évalué à 21 493 milliards de Fcfa par le ministère des Finances. Au Mali, les rapatriements des fonds atteignent 3% du PIB. 

Il apparait donc que les Camerounais de l’étranger peuvent faire beaucoup que ce qui a été fait jusqu’à présent. De même, le gouvernement doit trouver des par tenar iats plus étroits et productifs pour stimuler l’engagement de la diaspora. Le rapatriement des fonds, l’investissement direct, le transfert de capital humain, les contributions philanthropiques , l’investissement dans les marchés financiers et le tourisme étant présentés comme des domaines clés dans lesquels les diasporas interviennent le plus efficacement au développement de leur pays d’origine. Sans doute le lien le plus tangible entre la migration et le développement, le rapatriement des fonds est aussi pour certains pays une source essentielle de devises et un facteur de stabilité macroéconomique. Pour doper cette activité, le Forum mondial sur la migration et de développement propose de « favoriser la vente croisée de produits financiers complémentaires, telles que les hypothèques garanties par les rapatriements de fonds, la titrisation des rapatriements de fonds, etc. » En Egypte, par exemple, les migrants qui recourent aux banques bénéficient d’un abattement pouvant durer 10 ans à partir du premier par voie officielle.

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CAMEROUN :: Félicitations du Médiateur Universel à M. Dénis Kwébo, Président du Syndicat des Journalistes :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 08:00

Félicitations.Monsieur le Président et Cher compatriote,

Par Décret du Chef de l’Etat du 19/02/2021, Président de la République, vous avez été nommé Membre de la Commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL).

Aussi, je tiens à vous présenter mes sincères et encourageantes félicitations. Je voudrais également, au-delà et par-delà toutes les insinuations, tous les commentaires ainsi que toutes sortes de supputations abjectes, rappeler ici que vous avez longuement et régulièrement joué un rôle dans le paysage politique, médiatique et social de notre pays. Nul ne saurait vous le dénier.

Nous n’avons pas toujours été d’accord sur certains dossiers et dans certaines situations, mais force est de reconnaître que vous avez maintenu une présence permanente, constante et consistante dans les débats. C’est aussi faire preuve d’intelligence, de sagesse et surtout d’honnêteté, que d’accepter les divergences d’opinions, de pratiques, de fréquentations, de vues et de pensées. Chaque citoyen doit pouvoir, à sa manière et sans complexe ni pression ni influence, servir son pays. Pour cela, il pouvoir et savoir se rendre disponible pour les grandes causes sociales, quand l’occasion lui est donnée. En effet c’est partout, dans tous les cadres où il est prévu, prescrit et consacré, même de façon très relative et imparfaite, des mécanismes permettant d’oeuvrer dans ce sens, de faire avancer le sentiment national, la justice, les libertés, les droits de l’Homme, la démocratie et la solidarité.

La CNDHL dont vous êtes dorénavant membre, constitue un cadre par excellence pour faire un travail permanent de veille, d’enquêtes utiles, d’écoute, d’intervention, d’assistance et de propositions concrètes. C’est l’un des lauriers du vaste et mémorable mouvement populaire pour la conférence nationale des années de braise, et c’est l’un des acquis précieux, de la conférence tripartite de 1991 qui jeta les bases des constructions institutionnelles toujours en cours. Je n’ai aucun doute que vous saurez contribuer au mieux de vos compétences, expériences et visions.

Avec ma fraternelle considération citoyenne./.

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CAMEROUN :: Le plaidoyer du Redhac pour la femme défenseure des droits humains en Afrique :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 07:08

La présentation du projet de renforcement des capacités de la jeune fille et femme défenseures des droits humains a été faite au siège du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique (REDHAC), le 17 Février 2021 à Douala, capitale économique du Cameroun.

Le propos liminaire a été lu et expliquée par Me Gbiegba, deuxième vice président du conseil d’Administration du Redhac. Il s’agit de mobiliser et sensibiliser les jeunes femmes afin « qu’elles soient au centre du processus de prévention de conflits, de la préservation des conflits, de la consolidation de la paix et la réconciliation nationale » Quand-on sait que la femme est la principale victime des conflits dans ce sens qu’elle voit tuer ses enfants, son mari et subit des traitements inhumains et dégradants. Notamment au Cameroun et en République Centrafricaine. Il est des lors plus que nécessaire de se prémunir de connaissances en matière de droits humains.

Pour y parvenir et avec le soutien du partenaire Global Afairs Canada, tout un arsenal a été mis en place, à savoir : Améliorer les compétences des jeunes filles en protection physique. Augmenter le niveau d’engagement du gouvernement à inclure la protection des femmes défenseures en particulier. Sensibilisation de tous les acteurs du processus de la paix à travers l’engagement de la femme. Interpeller les communautés au processus de réconciliation et la paix. Comme actions à mener : des séances de dialogues intercommunautaires en RCA et au Cameroun. La production d’un manuel de protection physique et sécurité aux femmes et filles y compris les déplaces et refugiés. Une conférence à Bangui pour l’adoption du projet de loi du Redhac portant « promotion et protection des droits humains »

Ce projet d’une durée de deux ans aura un intérêt particulier dans l’avancée de la défense des droits humains dans les deux pays et partant dans la sous région.

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NIGÉRIA :: ELECTION D'UNE AFRICAINE A L'OMC OU LE VIEUX NEGRE ET LA MEDAILLE! :: NIGERIA

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 06:54

L'élection de l'auteure de "Fighting Corruption Is Dangereous" à la tête de l'office mondiale du commerce est a saluée.

D'une part, parce que c'est une femme et de l'autre, parce que c'est une femme noire africaine qui a de la matière. C'est historique en ce sens que c'est de l'égalité de chances dans les sphères décisionnelles et le leadership qu'il est question en ce moment. Quoique!

Binationale Nigério-usa, elle a servi comme ministre dans 3 gouvernements nigérians. Deux fois dans celui du nationaliste économique, le Président Obasanjo, l'homme qui posa les bases du label Nigéria et de la démocratie dans ce pays de 201 millions d'âmes, et ensuite dans celui du Président Jonathan "bad", aka Godluck.

C'est une économiste ayant passé 25 ans à la banque mondiale (l'Afrique a été le centre des expérimentations économiques de cette institution mafieuse pendant ce temps), et elle fait (madame la directrice), partie désormais de la global alliance for vaccination and fertilization, aka, immunization board dont l'un des principaux sponsors est la fondation gates &melinda.

Une belle consécration certes, mais inquiétante à la fois pour tous ceux qui connaissent comme moi les calculs  géostratétiques d'une telle élection en ce moment où les africains de la jeune génération se lèvent pour rompre avec l' hégémonie des institutions économiques, financières et médicinales occidentales qui s' évertuent à briser l'Afrique pour garder la main mise sur sa puissance financière  embryonnaire et tant ses richesses naturelles que sa ressource humaine très facilement corruptible. "If I control your food, I control your health and control your life, therefore, your people." Me sep sep.

C'est une femme au parcours remarquable. Je m'en réjouis et la félicite. Ce n'est pas donné d'arriver à ce niveau dans ce monde de sexisme et misogynie exacerbés par la compromission. Elle a 66 ans et fait partie donc de cette génération qui se compromet pour sa seule gloire et pour qui la voix des jeunes ne compte pas vraiment. Elle est un produit de l'élitisme impérialiste.
Est-ce un léger désavantage? Peut-être, peut-être pas.

Si elle a compris les aspirations de la jeunesse nigériane en tant que ministre pendant de nombreuses années, saura-t-elle comprendre celles de la jeunesse la plus jeune de la planète, la africaine dans sa globalité?

Sa belle carrière de ministre de l'économie l'a amenée à poter d'audacieuses réformes avec le gouvernement sous Obasanjo de 2011 à 2015, non sans égarements.
Cela l'aidera-t-il à éviter de devenir l'un des faire-valoirs  des mondialistes comme la rwandaise de la francophonie et le tintin éthiopien de l'oms?

En tout cas, j'espère que cette élection n'est pas motivée par le seul but de faire accepter les dangereux vaccins et médicaments incontrôlés du soi-disant covid19 à brûle-pourpoint aux africains. Oui, permettez-moi de douter non pas de son intelligence, mais plutôt qu'elle soit capable d'être la porte-parole de l'Afrique dans une institution où elle n'est pas élue  par les africains mais en tant qu'états-unienne d'origine nigérianne. Parce que oui, elle, ancienne ministre de la République Fédérale du Nigéria a pris la nationalité statoise en 2019. Etait-ce anodin? Qu'est-ce qui l'y obligeait?

En tout cas, si elle venait à convaincre  le géant économique africain, le Nigéria, sa première nation, première puissance économique africaine à accepte ces vaccins bourrés de mercure et d'aluminium, le pari pourrait être gagné. Celui de faire plier les autres pays qui s'y opposent. Cette élection peut  donc être dans le but de faire balancer l'opinion et faciliter le deal. Son tweet ci-dessous, me pousse à me questionner même si je ne veux pas jouer les rabat-joie.

La euromoney global finance minister of the year 2005 sera-t-elle ou pas un poids décisif pour cette Afrique en quête d'équité dans le commerce international à l'aune de la signature de l'accord sur la zone de libre-échange continentale africaine  ( ZLECA) par la quasi-totalité des pays africains  (54) dont 34 ratifications, et alors que la Chine et les USA, sa deuxième patrie vivraient en ce moment une tension commerciale des plus perceptibles? 

Il me plait en tout état de cause d'adresser  mes félicitation Dr. Ngozi Okonjo-Iweala et lui souhaiter bon courage.

"On ne tombe pas dans un piège les yeux ouverts" . Ferdinand Oyono Le Vieux Negre et la Médaille

Patty BEBE

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CAMEROUN :: Carnet noir: Mort de l'homme politique Bernard Njonga :: CAMEROON

Camer Be - Mon, 02/22/2021 - 06:39

Camer.be  apprend avec tristesse, la mort de l'homme politique camerounais, Bernard Njonga. Il est mort ce dimanche 21 janvier 2021,  au CHU d'Amiens en France.

Âgé de 66 ans, des sources familiales rapportent que l'ingénieur agronome, a quitté le Cameroun il y a quelques temps, pour une évacuation sanitaire en France.  L'homme n'était plus en bonne santé depuis un an, nous apprend-on.

Bernard Njonga était  directeur de publication du journal " La  Voix du Paysan", avant de créer son parti politique en 2015: Croire au  Cameroun ( CRAC).

Le parti politique fondait son idéologie sur l'agriculture, en prétendant que seule cette activité, peut développer le Cameroun, et le sortir de la pauvreté. " Nous ne sommes pas un parti d'opposition, mais un parti de propositions", avait coutume de répondre Bernard Njonga, à la presse.

La lutte contre les organismes génétiquement modifiés ( OGM), fut l'un des points qui bâtit la légende de Bernard Njonga dans la conscience collective. À la fin des années 1980, Bernard Njonga contre toute attente, démissionne de la Fonction publique camerounaise, alors qu'il percevait un salaire très important. 700 000 francs CFA / mois selon certaines sources.

Adieu Bernard. L'on se souviendra toujours de ta lutte pour la fin de la faim au Cameroun,  ainsi que le développement du pays que tu prônais par  l'agriculture. 

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